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XADA POLITICUS

Cette page web renferme l’essentiel de mes réflexions et de mes échanges concernant la crise ivoirienne et d'autres sujets depuis 2002.

09 février 2010

Taylor & Compaoré : Prix Nobel du Crime

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Charles Taylor, est actuellement jugé, par le tribunal pénal international pour la Sierra-Leone. Il tombe sous le coup de onze chefs d'inculpations, de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment de meurtres, tortures, viols, enrôlement d'enfants-soldats, esclavage sexuel et recours au travail forcé.

Ses accusateurs, reprochent à Charles Taylor, d'avoir aidé et financé les rebelles du Front révolutionnaire uni_39120806_amputee203ap_1 (RUF), qui cherchaient à prendre le contrôle de la Sierra Leone et à piller ses immenses richesses naturelles, particulièrement ces "diamants de la guerre", extraits au prix du sang. On estime qu'un demi-million de personnes ont été tuées ou sauvagement mutilées durant ce conflit alimenté et financé par le trafic de diamants dont le Burkina était devenu exportateur.

Rebelles_de_C_te_d_ivoireCe sinistre schéma à été reproduit en Côte d’ivoire, où les rebelles ivoiriens ont pu bénéficier de l’aide du Burkina-Faso de Blaise Compaoré, aujourd’hui classé septième exportateur mondial de cacao, alors que le climat de ce pays n’y permet pas la culture. Les richesses agricoles et minières, de la moitié nord de la Côte d’ivoire, encore sous la coupe de rebelles dirigés en sous-mains par Blaise Compaoré, sont pillées au profit de ce dernier depuis le 19 septembre 2002, soit depuis près de huit ans.

Les rebelles ivoiriens, comme Charles Taylor, ont effectués leurs entrainements dans des camps militaires misRUF_victim_Kargbo_wants_justice_eng_195 à leur disposition par Blaise Compaoré. Comme Charles Taylor, ils ont reçus un appui logistique, militaire et financier de ce dernier dans l’attaque de la Côte d’ivoire. En effet, des soldats de l’armée Burkinabé en civils, des rebelles de Taylor et ceux du RUF, ont pris part à l’attaque.

CHARLES_TAYLOR_RESIZE_LARGEBlaise Compaoré, apparait aujourd’hui aux yeux de tous, malgré ses efforts pour se donner une fausse image de" faiseur de paix", comme le véritable parrain des rébellions qui ont ensanglantées le Libéria, la Sierra-Léone et la Côte d’ivoire. Tous les éléments du procès en cour à la Haye le citent, car si Charles Taylor a effectivement armé et financé les rebelles du RUF, il est aussi de notoriété publique qu’il a, lui, été entrainé, financé et armé par Blaise Compaoré.

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Gbagbo n'a pas compris Clausewitz

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Après deux tentatives de coup-d'état et une rébellion, créer, organisée et dirigée par la France et ses néo colons, et sous-traitée par le sanguinaire Blaise Compaoré. Les agresseurs de la Côte d'ivoire avaient dû se rendre à l'évidence et changer de stratégie. Ils avaient réalisés que la terreur et la barbarie n'auraient jamais raison du peuple ivoirien. Ils décidèrent alors de laisser pourrir la situation, en comptant sur l'usure du temps, l'effet corrupteur du pouvoir et la lassitude des populations, pour en finir avec Gbagbo. Ce dernier, piètre président, n'a pas réalisé l'importance capitale du soutien populaire face aux ennemis.

Gbagbo n'a pas compris Clausewitz

Dans le huitième volume de son célèbre livre De la guerre, Clausewitz dit : « On ne devrait pas commencer une guerreDe_la_Guerre sans se demander ce que l'on veut obtenir par et en elle ; le premier point concerne l'objet, le second le but. Par cette visée essentielle toutes les directions sont données ; l'importance, les moyens, la mesure de l'énergie sont précisées et cette visée étend son influence jusqu'aux plus petits éléments de l'action. Mais pour apprendre à connaitre la mesure des moyens que l'on doit mettre en oeuvre pour la guerre, écrit Clausewitz, il faut réfléchir au but de son propre pays comme à celui de l'ennemi ». En clair, on n'engage pas une guerre, sans en définir auparavant l'objet et le but.

  L'objectif de la rébellion

Après l'échec du coup-d'état, la deuxième phase du complot, la rébellion, a eue pour objectif d'amener Gbagbo à la table des négociations, en coupant le pays en deux grâce à l'armée française et sa prétendue force d'interposition, qui n'est en réalité qu'une force d'occupation et de soutien aux rebelles. Ensuite, tous les pseudo accords de paix signés de Marcoussis à Ouagadougou, ont tous eus un seul et unique but : Ejecter Gbagbo du pouvoir.

Changement de Stratégie

Si comme le dit Clausewitz, « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens », il est tout aussi évident que la politique est aussi la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le fait que les armes se soient tus, ne signifie en rien la fin de la guerre, celle-ci continuant par d'autres moyens et sous d'autres formes, le but visé par les agresseurs- leur mainmise sur le pays- n'étant pas encore atteint. Gbagbo doit comprendre, que le changement de stratégie des ennemis du pays, ne veut pas dire qu'ils renoncent aux buts politiques qui les ont amenés à faire la guerre à la Côte d'ivoire

Objectifs Français et Voltaïque

Quels sont les buts politiques de la France et de son vassal, l'ex Haute-Volta ? La France veut continuer à exploiter et voler les ivoiriens comme elle le fait depuis plusieurs siècles maintenant. Quant à l'ex Haute-Volta, ce pays comptant parmi les plus pauvres de la planète et atteint d'un complexe d'infériorité, il tire profit du pillage de la moitié nord de la Côte d'ivoire et espère voir l'un de ses ressortissants la diriger, pour la dépouiller encore davantage.

Sacrifices et Humiliations

Toutes les humiliations subies et les sacrifices consentit par le peuple ivoirien, pour le retour à la paix n'ont strictement servi à rien. Les rebelles tiennent toujours en otage la moitié du pays, qu'ils continuent à piller pour le compte de l'ex Haute-Volta et de son président, Blaise Compaoré. Toutes les "comédies" et autres mascarades, organisées ici et là ne sont que pures diversions.

Coup-d'état électoral

Le président de la commission électorale indépendante, Faustin Mambé, devrait être arrêté, jugé et sévèrement condamné pour son acte de haute trahison envers son pays. Cette scandaleuse tentative de fraude massive, qu'il essaie maladroitement de faire passer pour un simple dysfonctionnement, nous ramène à la triste réalité. Les ennemis du pays, qui se servent du PDCI comme faire valoir, n'ont pas renoncés à s'en emparer. Ils appliquent leur agenda à la lettre. Le choix de Sagem et la participation des étrangers à l'opération d'identification, font partie du complot émanant de leur nouvelle stratégie. Quant à l'ex-président Bédié, il se trompe lourdement, lorsqu'il pense qu'ils le laisseront diriger tranquillement le pays, en cas de victoire électorale. Ils le feront passer de vie à trépas, pour installer leur "domestique" au palais.

Impossible conciliation

Gbagbo a cru qu'en faisant des courbettes aux ennemis du pays et en leurs distribuant l'argent du peuple, il les ramènerait à la raison. Il fait preuve d'une naïveté déconcertante. Ces gens- ont jurés sa perte et n'y renonceront jamais. Leur agenda est très clair. Installer le statut quo jusqu'à son départ. Bien que prévu dans tous les accords signés, de Marcoussis à Ouagadougou, Il n'y aura aucun désarment, ni aucune réunification du pays sous sa présidence. Car ce sont en effet, les seuls moyens de pressions dont ils disposent à son égard. Le retour à la vie normale n'étant envisageable pour eux, qu'avec un de leur "valet" à la tête du pays. Le premier ministre Soro Guillaume, et en même temps chef des rebelles, prend ses ordres à Ouagadougou. La frontière entre l'ex Haute-Volta et la Côte d'ivoire s'arrête aujourd'hui quelque part vers Djébonoua, ils veulent l'amener jusqu'à Abidjan.

Irresponsabilités politiques

Demander les sacrifices les plus durs au peuple et dans le même temps s'enfoncer dans un goût prononcé pour le luxe, le lucre et la luxure, reniant ainsi ses promesses électorales, ses propres principes et son idéologie, a été l'une des plus graves erreurs de Gbagbo et du FPI. L'une des erreurs d'ailleurs qui causeront leur perte, car lui et son parti, le FPI, se sont aujourd'hui totalement discrédités aux yeux du peuple. En tournant le dos à l'idéologie socialiste, il s'est volontairement coupé de celui-ci, son bouclier, son seul rempart face à ses ennemis. Il ne connait certainement pas cette célèbre phrase de Pierre Dac : "L'homme a son avenir devant lui, mais il l'aura dans le dos chaque fois qu'il fera demi-tour"

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain

Le peuple ivoirien a beau être déçu de Gbagbo et du FPI, mais jamais au grand jamais, il ne laissera les néo-colons et leur "domestique" Voltaïque, le sanguinaire Blaise Compaoré s'emparer du pays. Il est temps que les ivoiriens prennent le destin de leur pays en main. Face à l'échec, à l'abdication et à la couardise de Gbagbo qui s'est "couché" devant les rebelles et leur chef, le sanguinaire Compaoré, un changement au sommet de l'état s'impose de lui-même. Gbagbo s'il aime vraiment son pays, doit démissionner et remettre le pouvoir à l'armée, car il a atteint ses limites.

Libération Totale

Les militaires ivoiriens patriotes, ceux qui aiment vraiment leur pays, sont légions dans cette institution. Ils mettront fin à la pagaille, à l'anarchie et à l'indiscipline qui règne actuellement dans le pays, où chacun fait ce qu'il veut au détriment de l'intérêt national. Ils engageront le combat pour la libération totale de la Côte d'ivoire et la restauration de sa dignité bafouée, piétinée. Ils redonneront à l'image de Jerry John Rawlings, fierté et espoir à leurs concitoyens, en tenant un langage de vérité et de fermeté à la France et à son vassal Voltaïque, Blaise Compaoré, qui se voit déjà président de la Haute Côte. Il peut continuer à rêver et avec lui tous les ennemis du pays, car ils leurs faudra marcher sur le corps de tous les ivoiriens, pour atteindre cet objectif satanique...

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La charité bien ordonnée...

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Délestage, un mot qui avait disparu du langage des ivoiriens et qui reviens grâce aux néo-colons et à leur "domestique". La centrale thermique de Vridi, dont la réhabilitation n'aurait coûtée que 11 milliards de francs à la Côte d'ivoire, a été abandonnée au profit d'intérêts étrangers. C'est en effet l'un des parrains de la rébellion,le bien nommé Bouygues qui a bénéficié sous la présidence de Bédié, de cet acte antipatriotique allant contre les intérêts du pays.

La charité bien ordonnée commence par soi-même, Gbagbo le sait et nous aussi. La préférence nationale doit s'appliquer_cie dans toute sa rigueur. On ne va pas encore subir les assauts des moustiques, pour faire plaisir au "mossi de Ouagadougou". Qu'il coupe l'électricité aux rebelles et à leur parrain, le sanguinaire Blaise Compaoré de l'ex Haute-Volta, qui pille les richesses agricoles et minières du nord de la Côte d'ivoire, depuis huit ans maintenant. Gbagbo n'a pas intérêt à énerver d'avantage le peuple. Il en a assez déjà fait...

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Francité

Gaston_Kelman2_2_24326L’écrivain  Gaston Kelman est l’un des conseillers du félon, Eric Besson ministre de l’immigration et de l’identité nationale en France. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, c’est le fils d’une arabe qui a engagé le débat sur l’identité française -laeric_besson_3 francité- avec pour conseiller, un africain ancien mangeur de manioc. On aura décidément tout vu, avec l’arrivée du nabot hongrois à l’Elysée. Et ça ose donner des leçons aux autres ?

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05 février 2010

Hitler n'a rien inventé 2

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Comme le disait Aimé Césaire, dès 1948, dans son texte Esclavage et colonisation : "L'Allemagne nazie n'a fait qu'appliquer en petit à l'Europe, ce que l'Europe occidentale a appliqué pendant des siècles aux races qui eurent l'audace ou la maladresse de se trouver sur son chemin."

wiki_Cicatrices_de_flagellation_sur_un_esclaveLes Haïtiens et l'ensemble des pays africains ont connus et continuent à subir le "nazisme européen", appelé esclavagisme, puis, colonialisme et maintenant, néo-colonialisme. La dictature intellectuelle occidentale, qui veut nous faire croire, que les nazis allemands sont les pires êtres que la terre ait engendrées, ne résiste à aucune analyse sérieuseSans_titre et objective de l'histoire de l'humanité.

Chacun à ses "nazis" sur cette terre. Tout dépend de la position que l'on occupe, victime ou bourreau. Dans son échelle des souffrances humaines, l'occident classe en première position, celles causées par les nazis sur d'autres peuples occidentaux. L'esclavage et le colonialisme venant en dernière position, comme si réduire un être humain à l'état de bête de somme, n'était pas aussi condamnable que" la solution finale", plus radicale, certes, mais moins douloureuse.

Sans_titreaaIl existe des tragédies humaines bien pires que la mort. Par exemple, être l'esclave d'un maître homosexuel et devoir subir ses assauts libidineux et pervers, jour et nuit, sans parler des sévices corporels. Je n'ose même pas imaginer, le sort des enfants esclaves, propriétés de maître pédophiles. Quelle horreur...

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QUAND TU VOTES, PENSE…

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Aujourd’hui, faire de la politique en Côte d’ivoire, c’est surtout se servir, servir sa clique et son clan, dans un rythme effréné entre népotisme, mensonges et intérêts personnels.

L’intérêt général est relégué au second plan, aucune promesse électorale n’est plus tenue, pendant que le pays tout entier s’enfonce inexorablement, jour après jour, dans la décrépitude la plus totale.

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G comme Gbagbo ou G comme Gueï ?

museeSi Gbagbo S'appuit sur l'armée, il finira comme Gueï. S'il s'appuit sur le peuple en respectant la volonté populaire, il finira comme Houphouët, qui disait :"Je suis comme le capitaine, qui hors de l'eau n'est rien. Je demeure dans le peuple, car sans le peuple, je ne suis plus rien".

Malheureusement, ce post de trois lignes, que j'avais rédigé depuis l'année 2007 n'est plus d'actualité, car Gbagbo, aujourd'hui totalement déconnecté de la réalité, a royalement ignoré les souffrances du peuple, préférant se consacrer à la préservation de son "miteux fauteuil présidentiel" et à son prestige personnel. Qu'il assume donc, seul, son échec et son ingratitude.

Ses enfants, parents et ses amis, bénéficient de juteux contrats dans les établissements publics et notamment au port_guei_corps d'Abidjan, dirigé par son ami Gossio. Si c'est cela, sa version du socialisme, qu'il s'apprête à l'appliquer bientôt dans l'opposition. Il y a "escroquerie politique" quelque part, car ce n'est pas ce que le candidat Gbagbo avait promis à ses électeurs, dans l'opposition et pendant la campagne électorale de 2000.

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27 janvier 2010

Bonne Année

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Paix, Santé et Bonheur à tous

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Hitler n’a rien inventé

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Sur cette planète, bénie et maudite par endroit, de Dieu. Chacun a ses "nazis". Les Haïtiens vous désigneront sans hésiter, Napoléon comme leur "Hitler", qui fut d’ailleurs le grand inspirateur de ce dernier. Cette population, réduite en esclavage a été exploitée, volée, violée et torturée pendant des siècles par… "Le pays des droits de l’homme et de la liberté". Lisez donc, ici, cette réflexion au vitriole de Milton Dassier.

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16 décembre 2009

Le Rêve Mossi

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Réalité depuis le 19 septembre 2002 ! Maître d'oeuvre: Blaise Compaoré, il dirige la rébellion ivoirienne en sous-main...

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De charybde en Scylla

GbagboCela fera bientôt une année, que j’ai arrêté toute activité sur ce blog, étranglé par une nausée provoquée par l’atmosphère politique pestilentielle,  qui règne dans ce pays en état de putréfaction avancé. Entre temps, que d’eau, que d’eau ont coulées sous les ponts, mais rien n’a fondamentalement changé, dans la république bananière et cacaoyère de Côte d’ivoire. Les rebelles sont toujours là et en armes. Les refondateurs, manipulateurs et menteurs continuent à s’engraisser sur le dos de ceux qui les ont mis là où ils sont. La classe politique corrompue et égoïste continue sa sorcellerie.

Nous notons toutefois quelques revirements de situation. Gbagbo, qui il n’y a pas si longtemps disait qu’il fallait aller aux élections vite, vite, selon ses propres mots, nous pond aujourd’hui autre chose : "Si on ne fait pas d’élection le 29 novembre, ça fait quoi ?" Notre très "fantasque" Venance Konan, lui a répondu -télécharger_ici- avec impartialité. Gbagbo vient donc de changer de priorité. Il affirmait auparavant, qu’elle consistait à sortir de la crise par les élections. Tout porte à croire qu’il vient de réaliser que sa réélection, n’est plus si évidente que cela, tant le discrédit qui le frappe, lui et son parti, le FPI, est immense parmi ses anciens supporters.

Le RHDP l’emportera s’il présente un unique candidat à l’élection présidentielle. La liste électorale est en effet truffée d’usurpateurs. Des personnes qui se sont toujours présentés comme Burkinabés, maliens et autres sont devenues brusquement baoulés ou khorogolais… Bref, leurs mères devenant par enchantement ivoiriennes. Ces cas de fraudes massifs se comptent par milliers, peut être même par millions? Le FPI, trop occupé à voler l’argent de ceux qui l’ont mis là où il est, n’a rien fait pour éviter cette situation, car tout ceci s’explique par un seul mot : corruption. Tout s’achète et se vend dans ce pays pourri : extraits de naissance, attestations d’identité, certificats de nationalité, passeports etc. etc. Des ivoiriens, trafiquants de drogue avaient été arrêtés en Chine il ya de cela quelques années. Vérification faite, ils étaient tous nigérians de pères et ivoiriens de mères. Après interrogatoires, leurs prétendues mères ne l’étaient pas. Ils les avaient payées pour se faire établir de vrais-faux papiers.

Nous avons aussi eu droit à un aveu d’enrichissement illicite, des pontes du FPI, de la bouche même de notre très "cher leader" : « Si moi je ne suis pas élu, vous fortune, vous les perdrez. Vos fortunes sont protégées parce que je suis au pouvoir. Vous êtes tous devenu riches, arrogants, je ne vous reconnais plus ». Nous non plus, on ne le reconnaît plus ! Mais, que croit-il ? Qu’il restera éternellement au pouvoir pour protéger des fortunes issues d’enrichissements illicites? Assurément, la chute du FPI sera très, très douloureuse, car ils ne rendront pas compte, seulement à leurs adversaires, mais surtout à leurs partisans. Gbagbo a moins à craindre des néo-colons et de leurs  rebelles que de ses propres partisans. Il a oublié une chose que tout le monde sait en Côte d’ivoire : « Celui qui peut arranger, peut aussi gâter »

Dans l’opposition, il écrivait dans son livre, « Pour une alternative démocratique » : «Du fait de la déresponsabilisation des citoyens par le parti unique, tout le monde commence à trouver normal, légitime, que l’on devienne multimillionnaire en l'espace de quelques mois du fait que l'on est placé à des postes de responsabilité dans l'appareil d’Etat. Et c’est là le drame. Il ne peut pas être pardonné au PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » Nous non plus, qui avons bravés les balles des forces obscures coloniales, pour maintenir Gbagbo et sa clique, ne lui pardonnerons jamais d’avoir renié ses propres principes,  en cultivant un goût prononcé pour le luxe, l’enrichissement facile et illicite. Bouhoun Bouabré, ex-ministre des finances du FPI, était prêt à signer un chèque de 2,5 milliards de francs, pour acquérir la résidence de feu Angoua Koffi, ex-dg de la douane- qui abrite actuellement les locaux de la CEI, route du zoo-, si l’un des héritiers n’y avait pas fait opposition. D’où vient l’argent ? De sa grand-mère ?

Le pouvoir acquis, Gbagbo nous sort une nouvelle théorie en totale contradiction avec celle développée dans son livre : « Ce phénomène n’est pas nouveau. En ce qui me concerne, je n’ai aucun problème. Il est vrai qu’avant je touchais 300 000 voire 400 000 et qu’aujourd’hui je gagne 8 millions et demi. Par rapport à cela, je me considère comme riche (...) Le problème d’enrichissement est cyclique. On a vu des gens dans ce pays à vélo. Un an après, on les a vus riches. Après la proclamation de l’indépendance, on a vu des jaguars débarquer à Abidjan et les premières maisons en marbre être construites. C’est vous dire que je ne suis pas du tout dérangé par le phénomène de l’enrichissement, qui est cyclique. Des gens pauvres et misérables sont devenus brusquement riches sous nos yeux. La roue tourne ». La roue tourne ! Elle tourne et elle tournera très bientôt, quand sonnera le glas pour ces pseudo-socialistes, manipulateurs, menteurs et voleurs…

« Il y a cinq ans, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 se produisaient des événements parmi les plus douloureux et les plus traumatisants de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Des Ivoiriens aux mains nues ont été les victimes de la force française Licorne sur différents sites : corridors de Daloa et de Guessabo, aéroport de Port-Bouët, pont Général De Gaulle, pont Félix Houphouët-Boigny, et esplanade de l’hôtel Ivoire. Au total, 90 morts et 2537 blessés dont une centaine de handicapés à vie ». Ces mots sont de Laurent Gbagbo, le même qui avait publiquement félicité et remercié la force licorne pour son action en Côte d’ivoire, quelque temps après ces tueries sauvages.

La nouvelle tactique du grand stratège suprême ? La corruption. Il l’a lui-même dit: « Si j’avais su qu’on pouvais acheter aussi facilement les hommes, je n’aurais pas acheté autant d’armes ». Le message qu’il leur transmet veut dire en clair ceci : « Ne vous fatiguez plus à vouloir prendre le pouvoir, laissez-le moi et je vous donnerai ce que vous voulez. La marmite est assez grande pour tous, mangeons ensemble ». Cette tactique consiste donc, à distribuer l’argent du peuple, aux ennemis du peuple. Les rebelles, en plus du pillage de la moitié du pays ont été conviés au "festin". La classe politique corrompue, y participe depuis longtemps, les défections et retournements de vestes se comptant par centaine. L’unique "dindon" de cette très vilaine farce s’avère être le peuple, trompé, manipulé, escroqué et volé comme jamais il ne l’avait été auparavant, par une classe politique sans foi ni loi, à l’existence parasitaire…

Les ivoiriens, dans leur quête d’un avenir meilleur, sont malheureusement tombés de Charybde en Scylla, en confiant le destin de leur nation au FPI. Gbagbo et sa clique, reproduisent la tradition politique de la plupart des pays africains, qui est celle de l’oppression d’une majorité par une minorité corrompue, qui s’accroche au pouvoir par tous les moyens possibles, jusqu'à ce qu’elle en soit violemment expulsée. Les incohérences, les contradictions et les reniements, caractérisent désormais cet homme au bout du rouleau, qui à force de manipulations et de mensonges grossiers et flagrants, a fini par s’emmêler les pédales et perdre la seule chose qui faisait sa force : le soutient du peuple. Pris à son propre jeu, il sortira par la petite porte de l’histoire, tel le maréchal Pétain, pour avoir voulu jouer au plus fin avec le peuple ivoirien. Comme le dit si bien le dicton : « A malin, malin et demi ». Je conclurais par un commentaire laissé par un visiteur du blog : «Non, il ne faut pas sauver l’opposant Gbagbo».

Charybde et Scylla personnifient les dangers de la navigation en mer. Leur légende a donné naissance à l’expression « tomber de Charybde en Scylla », qui signifie éviter un malheur pour en connaître un autre pire encore.

reniement nom commun - masculin (reniements)

1.

abandon ou rejet (de ses opinions ou de quelque chose à quoi on était attaché)
Synonyme: désaveu

·  le reniement de ses principes

contradiction nom commun - féminin (contradictions)

1.

manifestation d'un manque de logique interne
[Remarque d'usage: souvent au pluriel]

·  un tissu de contradictions

incohérence nom commun - féminin (incohérences)

1.

manque d'unité ou de logique

·  l'incohérence grammaticale d'une phrase

2.

idée, pensée ou propos manquant de logique et d'unité

·  un raisonnement plein d'incohérences

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Dadis Comme Gueï : Quand les bandits prennent le pouvoir

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Le Capitaine Dadis est arrivé au pouvoir sans effusions de sang comme Feu le général Gueï. Comme ce dernier, il auraitdéjoué dans le sang,  "un complot" visant à le renverser. Celui de Gueï," le complot du cheval blanc", ressemble à celui de Dadis qu’on pourrait appeler "le complot du stade". Dans les deux cas, le non respect des engagements pris devant la nation en est à l’origine.

Il faut reconnaitre qu’ils sont tous les deux de fieffés menteurs. L’un comme l’autre, arrivés au pouvoir par accident, ont Gue__Les_Bandits_Prenent_Le_Pouvoirjurés la main sur le cœur que le pouvoir ne les intéressait pas. Qu’ils étaient seulement de passage pour nettoyer la maison. Dans le cas de Gueï, on connait la suite. En guise de nettoyage, ce sinistre individu laissa dans les rues d’Abidjan des centaines de cadavres.

Comme Feu le général Gueï, il a pris une balle dans la tête, mais fut beaucoup plus chanceux que ce dernier. Que la balle ait été tiré par un Malinké, il n’y rien d’étonnant en cela, car le mépris qu’ont les autres ethnies pour les forestiers est connues de tous.

Des ivoiriens, comme les guinéens le 28 septembre, se sont fais massacrer à la kalachnikov par les libériens. Ces sont ces hordes barbares qui se trouvent aujourd’hui à Conakry et qui ont participés au massacre du stade. Dadis comme Gueï, ont fait appel à leurs cousins libériens. Ils sont tous les deux issu du même groupe ethnique, qui est dispersé entre la côte d’ivoire, le Libéria et la Guinée. Ce sont les Dan yacoubas en côte d’ivoire, Guerzé en Guinée et les Dan Yakuba ou Gios au Liberia

Ex_cution_Gue_Dadis a oublié qu’il revenait de très loin. Il y a environ vingt ans, il n’aurait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, devenir chef de l’état. Comme tout le monde en Guinée, il connait la réponse suivi d’une cinglante gifle que donna Ismaël Touré, demi-frère de Sékou,  à Lansana Béavogui. Sachant cela, il souffre donc d’un complexe d’infériorité et se maintiendra par tous les moyens au pouvoir.

En faisant massacrer les guinéens au stade, il a apporté de l’eau au moulin de ceux qui pensentEx_cution_Gue__2 que les forestiers ne sont pas dignes de diriger la Guinée.  Comme feu Ismaël Touré s’adressant à Lansana Béavogui,  beaucoup en Guinée le pense tout bas : "Comment toi, un forestier, tu vas venir nous commander ici ?" Sachant cela, Dadis aurait dû jouer la prudence et tordre ainsi le cou, à tous ces préjugés nauséabonds… 

La tradition en Guinée qui consiste à faire des coups d’états contre des cadavres semble pour le moment respectée. Si Dadis retrouve son fauteuil présidentiel, il faudra craindre des jours sanglants en Guinée. Il va tuer, et beaucoup, car ce "lion" blessé rumine déjà sa vengeance sur son lit d’hôpital. Nous constatons malheureusement que ce beau pays au sol et au sous-sol riche, n’a jamais été aussi proche d’une guerre civile. Le pire est donc à craindre pour ce peuple martyr.

N_z_r_kor__Danan_Après avoir passé son temps à massacrer la population. De l’époque de Sékou Touré à S_kou_Tour_aujourd’hui, l’armée guinéenne par la bouche du général Konaté, veut faire croire qu’elle redevient républicaine ? Cette armée, qui se retrouve mise au banc des accusés par la communauté international et par l’ONU, est affaiblie et fait donc profil bas. Créée et organisée par Fodeba keïta, tortionnaire et bâtisseur du sinistre camp Boiro, elle porte en elle le sceau de l’infamie. Elle n’a servie depuis sa création qu’à torturer et massacrer le peuple guinéen selon la volonté de Sékou Touré, sous la direction de fodeba Keïta, son ministre de la securité et en même temps ministre de l'armée populaire guinéenne, puis de Lassana Conté son chef d’état major général. Des salles de tortures appelées, cabines techniques, avaient été aménagées dans la plupart des camps militaires guinéens par Fodeba Keïta. Il envoya ensuite des centaines de militaires en Europe de l’est, suivre des formations aux techniques de tortures, pour y sévir. Cette armée, créée, formée et encadrée pour torturer, réprimer et massacrer la population doit être purement et simplement dissoute puis reconstituée avec un nouvel esprit, car ceux de Sékou Touré et de Fodeba keïta, le sinistre tortionnaire, y règnent encore.      

La liberté a un prix, que les maliens et les ivoiriens ont payés lourdement pour se débarrasser de leurs politiciens en treillis. Les guinéens devront aussi payer et peut être même plus que les autres, pour chasser les militaires du pouvoir. Le cas guinéen ne fait que confirmer la malédiction qui frappe l’Afrique. Les Africains ne font que se massacrer entre eux. On ne va pas encore accuser les "blancs" ! Dadis, les assassins et les violeurs du stade de Conakry ne le sont pas.

Un_lundi_sanglant:_Le massacre et_les viols commis par les forces de securité en Guinée le lundi 28 Septembre 2009

 

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Saran et le capitaine Kouyaté

Capitaine_kouyate_lamineJe ne te demande pas la date de ta naissance. Je la connais. Conakry attend, pour demain matin, ta déposition. Tu crois que l'avion va t'attendre ? Des plus durs que toi sont passés ici. Si tu es dans cet état, c'est que tu l'as cherché. Reconnais ou je deviens méchant.

Saran roula de côté : elle était amarrée des épaules aux chevilles. Le fil de téléphone de campagne avait pénétré sa chair depuis longtemps. Presque nue, son beau corps était glauque : elle se roulait par terre ; elle se dit que la mort valait mieux qu'avouer un mensonge. Tout son corps était en feu.

Le capitaine Kouyaté lui avait arraché par endroits des plaques de sa peau douce avec une paire de pincettes branchée à un appareil téléphonique de campagne.

Tu refuses d'aider la Révolution ? Tant pis.

Vingt-quatre ans à son service, cela ne suffit pas ? dit Saran, fièrement.


Ce qui compte, c'est la fidélité au Parti. Tu as couché avec les Allemands et ils t'ont recrutée. Il est vrai que tu es l'une des toutes premières militantes de Kankan, mais tu as fini par trahir comme les autres.


C'est faux ! Cria Saran, indignée.


Détachez-la, ordonna le capitaine. Ce que firent deux gorilles spécialistes des tortures.
Enlève ton slip, dit le capitaine. Saran hésita, affolée, fixant tour à tour l'officier et les deux sbires.


Laisse-moi au moins celui-là.


Enlève-le ou je le déchire.


Il n'attendit pas une seconde. Il la gifla et tira sur le slip qui craqua, roula sur une jambe jusqu'aux genoux. La gifle avait jeté Saran par terre.


Relevez-la et placez-la sur la table. Ce qui fut vite fait. Nue, Saran écartelée, fut correctement liée à la table.


Envoyez ! Ordonna le capitaine.

On envoya le « jus » ; le capitaine promena ses pincettes électriques sur le bas-ventre de Saran qui hurla. L'odeur de poils brûlés monta dans la salle puis, brusquement, il plongea l'instrument dans le vagin de Saran, qui hurla de plus belle et perdit connaissance. L'un des hommes de main ricana mais pas pour longtemps car le spectacle qui suivit le fit trembler : le capitaine Kouyaté avait tiré sur les pincettes qui vinrent avec tout le vagin dehors. Il fixa son oeuvre. Pour la première fois, depuis qu'il exerçait ce métier, il fut pris de pitié mais non de peur. N'avait-il pas droit de mort sur les détenus qu'il interrogeait ? Il ne pouvait quitter des yeux cette boursouflure sanguinolente que Saran avait entre ses jambes écartées. Il se baissa, plaqua l'oreille sur la poitrine de la femme évanouie. Elle respirait.

Ranimez-la ! Cria-t-il. Qu'est-ce que vous attendez ?

On se précipita. La porte de la salle s'ouvrit. On courut. La bouteille d'eau percée fut là. Les gifles claquèrent. On travailla Saran, longtemps, elle ne revint pas à elle.
Et si elle mourait avant d'avoir parlée ? Elle devra parler avant de mourir ! Ainsi parla le capitaine, retrouvant ses instincts de tueur.

Ramenez-la dans sa cellule.

On prit Saran, pur coton ; et on alla la jeter dans une cellule, toujours nue. Kouyaté prit doucement sa casquette, la tapota, ému tout de même pour la première fois. Il regarda les vêtements de la femme, jetés sur une chaise ; il s'approcha, les caressa, les prit dans sa main droite, les serra, serra ses larmes coulèrent silencieusement. Il était tout seul. Le marbre peut-il s'émouvoir ?

Tout en essuyant ses larmes avec les vêtements de Saran qu'il étreignait, il sortit de la salle des interrogatoires à pas lents. Dehors, la sentinelle, appuyée au mur ne somnolait plus ; il fit semblant de ne pas la voir. Il longea les manguiers sombres de l'allée et se dirigea vers son domicile.Il traversa la place des rassemblements ; la sentinelle placée devant le poste de police claqua des talons. Le capitaine ne fit pas attention. Le Djoliba, ici appelé Milo, coulait à sa droite, paisiblement. Tout le camp Soundiata de Kankan dormait. Le capitaine Kouyaté rentra chez lui à pied : il avait oublié sa jeep russe devant « la cabine technique ». Il avait la clé de sa chambre. Il l'ouvrit, y pénétra, augmenta l'éclat de la veilleuse. Sa femme était là, belle, claire, ronflant. Il la regarda longuement puis, sans se déshabiller, s'installa dans un fauteuil et ne ferma pas les yeux du reste de la nuit.

A six heures du matin, le capitaine Kouyaté Lamine alla voir sa victime. Il ouvrit lui-même la cellule sans être accompagné ce qui est interdit dans tous les camps d'extermination de Sékou Touré.


A boire ! J'ai soif ! Très soif ! Et les habits ? Saran parlait d'une voix faible. Son postérieur gros et nu épousait la poussière de la cellule. Ses deux mains lui servaient de cache-sexe. Pour toute réponse, Kouyaté dit d'une voix haute de supérieur, satisfait de la tournure des événements :

Dieu merci.

Saran ne comprit pas ce « Dieu merci ».

Tu sais, Saran, pour l'eau, il faut que tu parles d'abord. Si tu déposes, tu auras et l'eau et la nourriture et même un lit. Pour tes vêtements, c'est tout de suite. Je t'envoie l'infirmier pour une injection antitétanique.

Le capitaine claqua la porte, la verrouilla. Ayant retrouvé ses esprits, il retrouva sa jeep. Il retourna chez lui.
Saran venait tout juste de remettre son vagin à sa place quand Kouyaté avait ouvert la cellule. Elle était revenue à elle quelques minutes auparavant. Saran, de profession, est assistante sociale. Désagréablement surprise, indignée par ce qui lui était arrivé, elle sanglota, sans larmes. Elles avaient tari dans la cabine technique, séchées par la douleur.
Si je dure en prison, je n'aurai plus d'enfant, dit-elle, toute douleur. Elle regarda ses mains poussiéreuses, fixa son morceau de slip accroché à son genou ; elle le retira et s'en servit pour remettre son vagin peu ou prou à sa place en geignant.

Avant qu'on ne mette Kouyaté Lamine en diète noire, Saran, qui logeait dans le 2ème bâtiment aux portes de fer, bâtiment qui se trouve dans le même prolongement que celui qu'occupait le capitaine Kouyaté Lamine aperçut un jour ce dernier au moment où on lui donnait son assiettée de riz.
Dieu est vraiment grand, Kouyaté. Tu m'as rejointe ici.

Tu aideras aussi la Révolution, mon frère.

Le capitaine regarda tristement Saran qui se tenait les reins et qui riait. Elle n'oubliera jamais son vagin arraché par le capitaine Kouyaté, qu'elle voyait là, seul dans sa cellule, en tricot rouge aux manches brodées de blanc.

Saran ne se sentit plus vengée par le Bon Dieu quand on sortit en plein jour le corps recroquevillé du géant et beau capitaine Kouyaté après 14 jours de diète noire. Elle fut triste et pleura même.

Extrait du livre-témoignage du lieutenant Camara Kaba : Dans la guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu.

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12 février 2009

BLEHON Emilienne : L'arbre qui cache la forêt

Sans_titre« Le Président de la République tient à signifier qu'il n'a mandaté personne à l'effet de solliciter en son nom et pour son compte, des sommes d'argent auprès des opérateurs économiques.

Par ailleurs, le Président de la République rappelle à ses collaborateurs, parents et amis, que ceux d'entre- eux qui se rendraient coupables de faits de cette nature, subiront la rigueur de la loi. »

Ce communiqué du président, relatif à l'affaire Mtn est vraiment bienvenu, mais tardivement, car le fruit est déjà pourri. On croirait entendre un communiqué émanant de Rawlings ou de Sankara... .

Ce n'est pas trop tôt. Pour un scandale dévoilé, combien d'autres ont été passés sous silence. Gbagbo sent l'étau se resserrer de plus en plus autour de lui. Il est conscient qu'il est en train de perdre le soutient du peuple, son seul rempart face à ses ennemies.

Il aurait dû commencer son mandat en plaçant des garde-fous. En dressant la liste des biens de ses collaborateurs au moment de leur entrée en fonction, puis leur faire comprendre que les enrichissements inexpliqués et douteux ne seront pas tolérés de sa part.

Trop occupé à savourer sa victoire sur ses rivaux, perdu dans l'ivresse du pouvoir, il oublia son serment fait au peuple.5640555 Avec cette rocambolesque affaire, nous savons tous maintenant que la pourriture se trouve à l'entrée même de son bureau, si elle n'en a pas déjà franchit le seuil.

On ne va pas encore accuser la guerre et les néo-colons. Il est temps d'arrêter la démagogie et prendre le taureau par les cornes. S'il perd le pouvoir en respectant ses promesses, le peuple l'y ramènera tel Hugo Chavez, un modele à suivre pour lui.

Les seuls dictateurs de l'histoire, que les peuples ont adorés envers et contre tout, ont été ceux qui ont oeuvrés contre les classes dirigeantes kleptocratiques, pour leur bonheur, à l'image de Jules César et de bien d'autres. Nous préférons voir Gbagbo mourir dans l'honneur, plutôt que vivre dans la déchéance et sous les insultes du peuple pour avoir trahi son serment...

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10 février 2009

ESCROQUERIE POLITIQUE : LE CAS SEKOU TOURE

ph999254Sékou Touré, lui, ne ment pas : il est le mensonge. Peut-on mentir à soi-même ? Impossible ! Et pourtant, pourtant Sékou a menti à lui-même.

« L'indépendance, Président, quand est-ce que ça va finir ? », lui demanda un jour une vieille femme, lors d'une de ses rondes à l'intérieur du pays. « Depuis le départ des Blancs, je n'ai pas mangé de sucre », poursuivit la vieille femme, appuyée sur son bâton. Sékou se contenta de la regarder, ne sachant que répondre : il souriait mais ses yeux lançaient des flammes. Sa suite était gênée, embarrassée. Pris au dépourvu, lui le verbeux, il battit en retraite. Ce n'est pas seulement la vieille qu'il a fuit, mais la région administrative qu'il visitait ce jour-là.

La promesse n'a pas été tenue et la question de la vieille Guinéenne n'est qu'un implacable constat : Sékou n'a tenuGuin_e__4_pendus_25janv1971 aucune de ses promesses. Aux ouvriers, il disait : « les Blancs vous payent mal ; aidez-moi à les chasser, vous aurez le même salaire qu'eux ». Quel ouvrier n'aurait-il pas voté pour lui ? Sa méthode la plus désarmante pour convaincre les Guinéens, les réduire à sa cause afin qu'ils le portent et dans leur bras et dans leur cœur, était de se coucher par terre devant un chef de canton ou devant un notable influent et de dire : « Je suis orphelin, je suis pauvre, au nom d'Allah et de son Prophète, aidez-moi, votez pour moi. »

Le texte ci-dessus est un extrait du livre-témoignage du lieutenant-colonel Camara kaba, officier de l’armée guinéenne et intitulé : Dans la guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu.

Comme la vieille dame, le peuple ivoirien accablé de souffrances,  demande à Gbagbo : « La refondation, Président, quand est-ce que ça va finir ? »

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IRONIE DU SORT : Les fondations du camp Boiro

Gomez_65_Camp_Boiro

La prison de Boiro fut construite en 1961 par les Tchèques, sous l'égide de Keita Fodéba, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité et en même temps ministre de l'Armée populaire guinéenne. Le camp d'extermination des détenus politiques, à Conakry, se trouve dans l'enceinte du vieux camp de la garde républicaine, vieux camp colonial tout juste situé en face de l'hôpital central de Conakry, l'hôpital Donka. Les bâtiments et leurs cellules achevés, Fodéba invita un jour le docteur Roger Accar, alors ministre de la Santé, à visiter les lieux et à donner son avis. La visite terminée, le docteur Accar posa une question et une seule, à Fodéba.

C'est ici que vous allez mettre des hommes ?

Et alors ? C'est fait pour ça non ? répondit l'illustre ministre.

Ce n'est pas croyable, Fodéba ! Les cellules n'ont même pas de fenêtre et pas de plafond ; avec leur étroitesse, des hommes mis ici perdront la vue et mourront comme des mouches et...

Ça suffit ! coupa le ministre. La visite est terminée.

Nous étions en 1961. En 1969, Fodéba finit sa vie dans la cellule n° 72. 

La cellule n° 72 est la dernière des deux longs bâtiments de la mort aux portes de fer. Elle est tout juste à deux mètreskeita_fodeba_nb des WC, WC dans lesquels nous vidions nos pots de nuit chinois, un à un, cellule par cellule, baïonnettes aux fesses, à partir de 4 heures du matin. C'est dans cette cellule n° 72 que Fodéba Keita, bâtisseur du Camp Boiro, a fini ses jours. Sur un mur de la cellule, gravée à l'aide d'une pointe, on peut lire cette confession lumineuse, signée Keita Fodéba : « J'ai toujours servi une cause injuste et pour ce faire, j'ai utilisé l'arbitraire. J'étais chargé d'arrêter tous ceux qui sont susceptibles d'exprimer la volonté populaire. Je n'ai compris que lorsque je fus arrêté à mon tour. Le jour fatidique arriva ...»

Vous comprenez bien que quand les voleurs ont le pouvoir et qu'ils jugent les volés, ces derniers et leurs biens n'ont aucune chance. Le Comité révolutionnaire n'est, je le répète, qu'un tribunal d'inquisition, sans aucune différence avec les tribunaux moyenâgeux.

Lieutenant_colonel_Kaba_Camara_nbExtrait du livre-témoignage du lieutenant Camara Kaba : Dans la guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu.

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Mauvais voeux

Sans_titre_2Lors de la cérémonie annuelle de présentation des voeux au chef de l'état, le président Gbagbo a longuement interpellé le corps judiciaire sur la corruption qui le gangrène, sans employer les mots qui conviennent à cet état de fait. Les jugements contradictoires rendus dans une même affaire, sont le signe d'une profonde corruption. Les parties déboutées malgré la justesse de leurs plaintes, nous démontre que nos juges ne rendent pas la justice, mais plutôt l'injustice. Gbagbo conscient de la pourriture de la justice ivoirienne se contente de l'appeler à plus de probité.

Dans un pays normal -où le vice est le vice et la vertu, la vertu- la place d'un juge corrompu se trouve en toute logique en prison. Qu'attend Gbagbo qui a lui-même vécu dans sa chair l'injustice et la pourriture de la justice, en se retrouvant embastillé avec femme et enfant dans les geôles de la M.a.c.a, pour traquer et punir sévèrement tous les juges corrompus qui piétinent la loi et le peuple

Gbagbo, pendant cette cérémonie nous a fait une grande révélation, digne des plus grands penseurs de ce monde : « laSans_titre_4 guerre appauvrit ». Autant dire que la pluie mouille ! Surtout ne riez pas, car notre président dans ses envolées lyriques s'oublie parfois lui-même... Pour justifier les enrichissements scandaleux et inexpliqués pendant la crise dans notre pays, qui se voit maintenant doublée de la plus grave crise financière mondiale, il affirme que ce sont ceux qui vendent les crapauds et les chats qui font fortune.

De délire en délires et à cour d'arguments, il ne sait plus quoi dire pour justifier les vols des membres de son entourage qui ne sont ni des industriels, ni des hommes d'affaires, mais des politiciens qui ne produisent absolument aucune richesse. D'où sort donc cette histoire de crapauds et de chats ? Pour s'offrir une Maybach, la vente de tous les chats et crapauds de Côte d'ivoire ne suffiraient même pas.

Il reconnaît que "les boucantiers de la république" ne sont pas les seuls à avoir volés et à voler dans le pays. Qu'en est-il de STARTEN et de SNEDAI, deux grossières mascarades servant à voler le peuple ? Il prétend vouloir faire chaque chose en son temps, mais il oublie que le temps lui est compté et qu'il ne restera pas éternellement au pouvoir. A trop vouloir ménager les uns et les autres par crainte de perdre le pouvoir, il finit par oublier l'essentiel : le peuple, son bouclier, son rempart, celui à qui il doit sa présidence et sa vie.

Il dénonce la pourriture de la justice, les vols et les pillages, mais ne fait absolument rien pour y mettre un terme. A quoi servent donc les huit millions de francs que lui paient les ivoiriens chaque mois, sans oublier les soixante milliards de budget de souveraineté, gérés dans l'opacité la plus totale ? Il joue les opposants politiques en dénonçant les travers qui détruisent la nation, mais ne fait absolument rien en tant que président de la république, fuyant ainsi ses responsabilités.

Quant à son acolyte Soro Guillaume, ce criminel notoire, il jouit du poste de premier ministre et dans le même temps pille tranquillement l'autre moitié du pays. Notre nation a comme premier ministre, l'un des plus grands criminels de son histoire. Sia Popo serait un enfant de coeur comparé à ce dernier, car les chefs d'inculpations qu'on pourrait retenir contre lui : Association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste, détention illégale d'armes de guerre, destruction de bien publics et privés, vols, viols, meurtres, tortures, séquestrations, casses de banques, extorsions de fonds, pillages, trouble de l'ordre public, commis par son sinistre mouvement, le M.p.c.i dont il est le secrétaire général, lui vaudrait sous d'autres cieux la prison à perpétuité, voire même la peine de mort ...

Sans_titre_77Ces deux larrons mènent le peuple ivoirien en bateau et s'accommodent très bien de cette situation qui leur est profitable. Gbagbo, en fuyant ses responsabilités, perd peu à peu le soutient du peuple et se retrouvera bientôt, seul, face à ses ennemies. Il équipe les FDS, car son pouvoir repose désormais sur ces institutions. Que fera-t-il si elles se retournent contre lui ? Que pourra-t-il si peuple accablé de souffrance et déçu par tant de reniements et d'injustices, décide dans une insurrection populaire de son départ ? Osera-t-il lui faire tirer dessus avec ses propres armes ? Gueï l'a fait, on connaît la suite.

Le peuple, grand perdant de toute cette escroquerie politique, est en train de comprendre qu'il est tourné en bourrique et mené en bateau, par cette bande de politiciens égoïstes et cyniques, dont l'intérêt général et la justice sociale ne font pas parties des priorités. Il risque d'être surpris, un matin, de retrouver ses partisans et ses adversaires, unis malgré des motivations diverses, pour le chasser du palais comme ce fut le cas pour Gueï. Quitte à perdre le pouvoir, autant le perdre en remplissant ses engagements, en respectant le serment fait au peuple dans l'opposition et pendant la campagne de 2000. Le peuple loin d'être ingrat le gardera à jamais dans sa mémoire, comme le valeureux grand homme qu'il a été et qu'il doit redevenir, en le faisant entrer dans l'histoire par la grande porte. Le choix est donc simple pour lui, les égouts ou la gloire de l'histoire.

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Ce monde est-il sérieux ?

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Staline, Salazar, Franco, Idi Amin Dada, Pol pot, Pinochet et bien d'autres sont morts paisiblement dans leur lit. Chirac, ce criminel bien connu des ivoiriens, coule des jours heureuxm_bush___wanted et savoure une retraite paisible, après avoir fait massacrer des milliers d'innocents en Côte d'ivoire directement par l'armée française et indirectement par ses rebelles sanguinaires. Rien d'autre qu'une tranquille retraite attend George Bush, qui fit lui aussi des centaines de milliers de victimes innocentes, en Irak et en Afghanistan. La place de ces deux criminels de guerre devraient se trouver en toute logique aux côtés des Taylor, Bemba, Karadzic et autres malfrats que compte la planète...

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AU TOP

insigneComme nous l’avions dénoncé, la police est pourrie. Nous félicitons le directeur général de la police nationale, pour sa volonté de faire connaitre tous les actes de ces hors-la-loi déguisés en policiers et qui se transforment en féroces bandits une fois la nuit tombée. Qu’il continu ainsi en donnant leur nom avec photo à l’appui, afin que tous sachent qu’ils ne font plus partie des rangs de la police. Prenez connaissance ci-dessous du communiqué du directeur générale de la police nationale, bien décidé nous l’espérons, à traquer tous les bandits déguisés en policiers et qui pullulent au sein de cette institution.

Les sergents de police Diomandé Vassiafa en service à la préfecture de police d’Abidjan, et Kooré Bi Mané en service à la section musique, se sont rendus coupables de vol de nuit à main armée en réunion. . En effet, le mardi 30 décembre 2008, à Abobo, le sergent de police Diomandé Vassiafa, matricule 1521, mécano - 294 341 E en service à

la Préfecture

de police d’Abidjan, en compagnie de son ami Kouassi Yao Bernabé, ont braqué à 3 heures du matin à Abobo derrière rail, le taxi compteur du sieur Soumahoro Youssouf, chauffeur. Alertés par les appels au secours de l’infortuné, les deux acolytes ont été maîtrisés par des vigiles et conduits au commissariat de police du 2ème arrondissements.

Le mercredi 31 décembre 2008 à Yopougon zone industrielle, à 5 heures du matin, le sergent de police Kooré Bi Mané, matricule 6897 mécano 260 971 P en service à la section musique, a braqué avec une arme à feu, les nommés Onagné Digbé Jean Louis, Dabré Guirbignaré et son fils Dabré Ousseni. Les deux sous-officiers de police seront déférés devant le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire d’Abidjan pour le sergent Kooré Bi Mané, et le Procureur de la République près le Tribunal d’Abidjan-Plateau pour le sergent Diomandé Vassiafa et son acolyte, sans préjudice des mesures disciplinaires à leur encontre.

De même que le Directeur Général de la Police Nationale œuvre dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires de la police Nationale, de même il n’acceptera pas que des comportements contraires à la loi gangrènent ce corps. Le Directeur Général de la Police Nationale met en garde tous les policiers auteurs de faits répréhensibles et les invites à avoir à l’esprit que les dispositions du Décret N° 79-476 du 06 juin 1976 portant règlement sur la discipline générale seront appliquées dans toute leur rigueur. Il exhorte par conséquent tous les fonctionnaires de la Police Nationale à faire preuve de loyauté et de discipline dans l’exercice de leur mission.

Fait à Abidjan, le 8 janvier 2009

Le Directeur général de

la Police

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17 janvier 2009

Escroquerie morale, Intellectuelle et Politique

trahisonVive le président, à bas le président ! Vous aurez reconnu là le refrain d'une célèbre chanson d'Alpha, Blondy : "politiki" dans laquelle il explique que la politique n'est pas une bonne chose. Ce qu'Alpha n'a pas précisé, c'est que le peuple cri "vive le président" quand celui-ci respecte ses engagements et "à bas le président" quand son entourage ou lui-même se mettent à le voler et bafouer ses droits les plus élémentaires. En vérité, ce n'est pas la politique qui n'est pas bonne, mais plutôt les politiciens manipulateurs et menteurs. Ils ont l'art de séduire le peuple par de belles promesses en accusant leurs adversaires au pouvoir de tous les maux et vices -vol, pillage et violation des libertés-, qu'ils se mettent à reproduire avec frénésie une fois le pouvoir acquis. Qui est mauvais dans cette histoire ? Le peuple qui crie son indignation ou le menteur, l'escroc, le voleur ?

L'escroquerie politique : c'est l'art de se présenter au peuple sous ses meilleurs auspices en cachant sa vraie nature, car le peuple, loin d'être idiot ne peut confier son destin, ni celui de ses enfants à des menteurs. Nous connaissons certains membres du FPI, qui se présentent sur les plateaux de télévisions et dans les journaux sous leur meilleur jour, mais qui sont en réalités des êtres sans honneurs, hypocrites, fourbes, faux, menteurs et lâches. Le plus minable dans tout cela, c'est qu'ils sont les premiers à taxer le PDCI et Houphouët de tous les maux, alors qu'ils font pires. Ce sont des êtres dont l'esprit est animé de fourberies et de machiavélisme. Ils violent les libertés fondamentales, participent au pillage des biens du peuple et vont ensuite sans aucune pudeur, aucune honte, traiter Houphouët de dictateur, de tyran, la cohérence de la pensée et des actes, étant le dernier de leur soucis. Et ils osent parler d'éthique pendant qu'ils piétinent le peuple, quelle fourberie !

Quand le peuple, après avoir à plusieurs reprises appelé Gbagbo au changement, décidera que c'en est fini, les larmes changerons de camps et la chute du FPI sera mille fois plus douloureuse que celle du PDCI, car ce sont ceux qui comme nous, ont risqués leur vie pour mettre Gbagbo où il est aujourd'hui, qui le ramènerons dans l'opposition où ils l'y ont trouvé. Houphouët avait peut être été un dictateur, mais pas un tyran, car il n'a jamais pris plaisir à faire souffrir son prochain. Il a seulement traité les éléments perturbateurs et subversifs -guerre froide oblige- comme il se devait, en bon père de famille, leur laissant même le choix de la rédemption contrairement à d'autres dirigeants, qui règlent la question par la liquidation physique. Gbagbo, bon opposant, mais piètre président, qui ne sait choisir ses collaborateurs dont les actes malfaisants rejaillissent sur lui. Quand nous voyons la qualité de certains membres des instances du "front populaire ivoirien", on se demande si ce ne serait pas plutôt le "Front des Pourris Ivoiriens"...

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