DEPENDANCE

RCI_1Dans la plupart des discours et des articles de presse, et même dans les conversations, nous avons l’habitude d’entendre et de lire que la Côte d’ivoire doit sortir de sa dépendance politique et économique de la France. Qu’elle doit se prendre en charge. Tout cela me parait bien étrange d’autant qu’à bien regarder de près, de très près, c’est plutôt la France qui doit plutôt sortir de sa dépendance économique vis-à-vis de l’Afrique.

La vérité pour la France la triste vérité, c’est qu’elle n’est rien sur le plan mondial sans l’Afrique. Elle dépends des monopoles qu’on ses entreprises peu compétitives et sans envergures face aux dragons asiatiques et au géant Américain. Les situations de monopoles dont elles bénéficient grâce à la bienveillance de sous-fifres appelés pompeusement présidents dans la plupart des pays Africains leurs permettent d’avoir des marchés qu’elles n’obtiendraient jamais dans des situations de transparences et selon les règles d’avis d’appel d’offres règlementant le marché mondial. Il suffit de se rappeler du scandale des complexes sucriers et de la plainte déposé par une société Américaine dont l’offre bien meilleure que celle des Français avait été totalement ignorée. L’opprobre avait été jeté à l’époque sur le pauvre Henri Konan Bedié qui n’avait fait qu’obéir aux ordres de son maître. Ces entreprises françaises peu compétitives sur le marché mondial dépendent donc des situations de monopoles que leurs garantissent les sous-fifres agrées par la France. Les commandes surfacturées d’équipements des états Africains aux entreprises françaises, garantissent à celle-ci de juteux bénéfices aux détriments des populations Africaines.

Les transferts de capitaux entre la Côte d’ivoire la France se fait au bénéfice de cette dernière. Le flux de capitaux vers la France étant plus important vers celle-ci. La richesse part donc de la Côte d’ivoire vers la France.

Dans ces conditions après avoir drainé d’Afrique des richesses inestimables pour son développement depuis la traite négrière jusqu'à aujourd’hui, c'est-à-dire depuis cinq siècles, la France est rentée dans un état de dépendance vis-à-vis de l’Afrique dont elle ne peut plus se passer. Avant son implantation en Afrique elle vivait sur ses ressources propres, mais ce n’est plus le cas depuis cinq cent ans de dépendance. Oui de dépendances même si cela dérange les idées reçues la France dépends des ressources de l’Afrique comme les états unis dépendent du pétrole du moyen-orient. Nous ne dépendons pas de la France car elle ne nous apporte pas grande chose, d’autant qu’elle nous à toujours fais des prêts aux intérêts abominables avec notre propre argent. C’est plutôt nous qui lui donnons tout jusqu’au sang de nos parents mort pour la libérer de la botte nazi.

Nous voulons nous séparer d’elle, chose qu’elle refuse avec la dernière énergie. Quelle est donc la nature de cet amour étrange que porte la France à l’Afrique ?

Nous l’invitons donc à grandir, à se responsabiliser en apprenant à vivre avec ses propre richesses et non avec celles d’autrui. Qu’elle prenne son destin en charge en comptant sur ses propres capacités en prenant l’exemple du Japon et de L’Allemagne qui au sortir de la deuxième guerre mondiale ont pris leurs destin en main en arrêtant d’aller piller chez les autres ce qu’elle n’avaient pas chez elles. Cela leurs à tellement réussis qu’elles sont aujourd’hui parmi les économies les plus fortes au monde grâce à leurs capacités propres sans exploiter ni piller qui que ce soit.

Nous exhortons donc la France, dans son propre intérêt, à rompre sa dépendance vis-à-vis de l’Afrique. Nous l’invitons à se ressaisir et à agir au plus vite, car un système vieux de cinq cent ans ne saurait perdurer en ce début du troisième millénaires. Qu’elle organise elle-même sa mutation, elle en a encore le choix. Dans le cas contraire cela risque de se faire dans des conditions sur lesquelles elle n’aura aucun contrôle.