11/01/06

liberte_delacoixLe pain beurré dans l’esclavage ou le manioc dans la liberté. Cette phrase du responsable suprême de la révolution feu Ahmed Sékou Touré est d’actualité en Côte d’ivoire. L’ex président guinéen, le seul à avoir dit non à la France avait trop tôt eu raison. Une prison quelque soit son luxe reste une prison dont la fonction qui est la privation de liberté reste la même que toutes les autres.

La liberté ne saurait souffrir de compromis, elle est globale. Soit on l’est ou on ne l’est pas. La première d’entre elle consiste à choisir ses dirigeants, et à les remercier librement en cas d’insuffisances. On ne confie pas son destin ni celui de ses enfants aux défenseurs d’intérêts étrangers, car les énergies s’activent alors au profit de ces derniers.

Être libre ou ne pas l’être, là est la question ? Quels sont donc les avantages de la liberté ? Qu’apporte t-elle à ceux qui en bénéficient ? Pourquoi les occidentaux sacrifient-ils leurs vies pour elle ? Mérite-t-elle ce sacrifice ? Pourquoi la liberté ? Comment la liberté ? Quelle liberté ? Pourquoi des millions d’hommes ont-ils donnés leur vie pour elle aux courts des siècles ? Pourquoi ?

Parce qu’elle est l’essence même de la vie. Sans elle l’amertume envahie l’âme humaine.

Le pain beurré dans l’esclavage est-il préférable au manioc dans la liberté ?

Un esclavage tranquille est –il préférable à une liberté dangereuse ?