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En France, on n’a pas de pétrole, mais on a les champions de l’énergie !

Chapeau bas ! La France n’a ni pétrole, ni gaz, ni charbon, ni uranium. Pourtant, le pays est devenu leader mondial du secteur énergétique. La naissance de G.d.f-Suez va doter la France du numéro 3 mondial de l’énergie, derrière E.d.f, qui n’est autre que le premier groupe électrique mondial. Dans le nucléaire, Areva est l’incontestable leader. N’oublions pas Alsthom, qui a fabriqué le quart des turbines installées sur terre. Enfin, Total est la quatrième compagnie pétrolière mondiale, une performance pour un pays qui n’a pas de pétrole. C’est justement cette absence de pétrole qui a très tôt incité l’état à se soucier des questions d’indépendance énergétique avec le nucléaire civil dans les années 70. Aujourd’hui encore l’état est très présent dans la filière. La fusion G.d.f-Suez a été orchestrée par l’Elysée, et l’état en contrôle 35.6%. E.d.f et Areva sont à capitaux publics. Alsthom a été sauvé il y a trois ans par Sarkozy. Car le chef de l’état en est convaincu, avec la fin annoncée du pétrole, la question énergétique sera cruciale dans les décennies à venir. Et la France est le pays le mieux armé pour y faire face.

Article d’Axel de Tarlé, paru dans les pages économiques de Paris Match.

Cet article, qui transpire la mauvaise foi et l’hypocrisie,  explique à lui tout seul le limogeage de Jean-Marie Bockel, qui devait sans doute ignorer que la France doit sa place de leader mondial du secteur énergétique à la Françafrique. Sans le pillage du pétrole Tchadien, gabonais et congolais, mais aussi de l’uranium nigérien,  ni G.d.f-Suez, ni E.d.f et encore moins Areva ne peuvent être des leaders mondiaux de l’énergie. Idem pour Total, quatrième compagnie pétrolière du monde d’un pays qui n’a pas une seule goutte de pétrole et qui va piller, donc voler,  chez les autres ce qu’il n’a pas chez lui.

Dès qu’un dirigeant Africain – Amani Diori, pascal Lissouba, Patrice Lumumba, Mamadou Tandja, Laurent Gbagbo, Salvadore Allende, Thomas Sankara etc. etc.- réclame une meilleure part des richesses de son pays pour ses populations accablées de misère, il est victime d’un coup-d’état ou se retrouve face une rébellion spontanée. Axel Tarlé, oublie de préciser dans son article que son pays, la France, ne brille sur la scène internationale que grâce au pillage des richesses des Africains, qui meurent par millier sur les côtes européennes en tentant de fuir la misère artificielle ainsi créée. Les sous-fifres tels Deby, Bongo, Sassou, N’guema et compagnie sont maintenus de force, contre la volonté de populations affamées, pour garantir le pillage.

La France, d’une voracité sans égale, s’agrippe à l’Afrique telle une sangsue. Car elle sait, qu’elle n’est grande que juchée de force sur les épaules de ce continent qui finira, tôt ou tard, par l’en déloger. Qu’elle prenne donc exemple sur l’Allemagne qui, au sortir de la dernière guerre mondiale, a arrêté d’aller voler chez les autres ce qu’elle n’avait pas chez elle. Cela lui a tellement bien réussie, qu’elle figure parmi les économies les plus prospères du monde malgré un euro fort.

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