15 avril 2008
Tombé comme Ghana ou comme Côte d’ivoire ?
Si on demande à un politicien ivoirien de faire un choix entre se construire une belle villa luxueuse et bâtir un bel hôpital pour la population ; il choisira la villa. Avec une telle mentalité, ces politiciens sont une véritable calamité pour la nation. Ils voient midi à leur porte et préfèrent leur ventre à leur pays.
Qui pourra redonner aux ivoiriens leur fierté ? Où se trouve donc le futur sauveur du peuple ? Celui qui préférera son
pays à son ventre, celui qui fera don de sa personne à la nation. Où se cache donc notre Jerry Rawlings ? Celui qui nettoiera le pays de la vermine qui l’infeste depuis plusieurs années ? Quand dans une nation, le vice devient la vertu et la vertu le vice, la venue d’un tel homme est salutaire. Demandez donc aux ghanéens, réputés par le passé comme de grands truands et voleurs, comment Rawlings a nettoyé et remis le Ghana au pas, de la base au sommet de l’état.
Le peuple ivoirien, déçu et accablé de souffrance, lance donc un appel à candidature. Que notre "Jerry Rawlings" se déclare. Il obtiendra le soutient sans faille du peuple car toute la classe politique actuelle a montrée ses carences et surtout son peu d’amour et de respect pour la nation et le peuple. Que fait encore Mamadou koulibaly au FPI, ce parti qui est passé de la vertu au vice sans transition ?
Mamadou koulibaly est le seul membre de cette classe politique corrompue qui soit encore vierge. Il doit quitter ce
parti, avant qu’il ne soit trop tard. Le peuple lui fera une belle surprise. Et ils trembleront de peur quand le peuple l’acclamera. Et ils blêmiront de honte quand le peuple le portera. Il le mérite. Il a été le seul à Marcoussis à dire non au dépeçage de son pays. Il doit se désolidariser des vautours et mener le seul combat qui en vaille la peine et correspond à ses convictions profondes. Tan pis pour Simone, si elle est incapable de raisonner son ingrat et infidèle époux. Sautez le pas !
Le Ghana voisin, prisonnier pendant des décennies d’une bande de vautours est aujourd’hui ce qu’il est, grâce à la volonté d’un homme, qui a profondément aimé son pays et ses concitoyens. Où sont passés les 500 millions de l’université d’Abidjan ? Rawlings a su mettre fin à ce genre de comportement chez lui. Celui qui vole doit rembourser. L’exemple Ghanéen doit nous servir de modèle pour sortir notre nation du trou.
Retour vers le passé
La Radio Télévision Ivoirienne sous le FPI, n’a rien à envier aux émissions de la télévision unique qui était servie aux ivoiriens pendant l’ère de l’unicité ou tout était unique : parti unique, télévision unique, journal unique, radio unique, pensée unique et président unique à vie. C’est à croire que les magiciens du Fpi – Cette bourgeoisie spontanée qui crée de la richesse à partir de rien et sans rien faire – regrettent l’ère de l’unicité maintenant qu’ils sont au pouvoir. Nous avons vu toutes les manifestations contre la vie chère dans différents pays, mais pas une seule image de celles qui ont eu lieu en Côte d’ivoire. Plus incroyable, même celles qui se sont déroulées sous les fenêtres de la maison de la Rti à Cocody ont été censurées. Brou Amessan, arrêtez de nous monter les images des morts des autres pays dû aux manifestations contre la faim et montrez nous nos blessés et morts à nous.
Le Fpi est- il toujours un parti socialiste et démocratique ? Difficile à dire quand on observe jour après jour son glissement vers les méthodes révolues du parti unique. Le ministre de l’intérieur est membre du Fpi. Il est donc directement responsable de la mort des deux manifestants et des nombreux blessés. Gazer et matraquer des manifestants pacifiques – des femmes en plus- qui ne réclament que de quoi manger à un gouvernement incapable d’assumer ses responsabilités, est digne d’un état totalitaire et répressif. Gbagbo ne peut pas jouer les innocents et faire comme s’il n’en savait rien. Il est directement responsable de son ministre de l’intérieur qui a donné l’ordre du gazage et du matraquage. Un socialiste, un vrai, serait allé vers les manifestants recueillir leurs doléances, en cherchant à les rassurer. Ce qui est cause n’est pas seulement les hausses du marché international, mais surtout l’écart entre ces hausses et les augmentations constatées sur les marchés. Quand le kilo de farine augmente de 25 f, les produits qui en sont issues, eux, augmentent de 200 F voire 300 F. Où est le rapport ?
Le lien entre Gbagbo et le peuple est désormais rompu. La matraque, les gaz lacrymogènes et les balles l’ont désormais remplacé. Et ce n’est pas la mascarade de Gbagbo qui disait je cite : « si je n’étais pas président, je serais parmi vous » qui y changera quelque chose. En effet, si Gbagbo n’était pas président, on aurait tout entendu. Il aurait goûté aux gaz lacrymogènes et aux coups de matraques comme le 18 février 1992. Il aurait alors traité le président de dictateur et son ministre de l’intérieur de bourreau, d’affameur et de tortionnaire. Gbagbo on le connaît, mais lui tu ne connais pas encore très bien les ivoiriens. Il devrait sérieusement s’inquiéter si ceux qui ont voté pour lui se mettent à le maudire. Que font ses nombreux conseillers ? Rien ! Quand on voit la qualité de ses conseillers et de ses chargés de missions dont certains sont des enfants gâtés – ivrognes ou drogués voire les deux - qui savent à peine lire et écrire, on n’est pas surpris par ce qui se passe. Quels bons conseils ces fils à papa et ces fils à maman – ses papous - pour certains peuvent-ils lui donner ?
Policier Bandit
Policier Bandit Policier Bandit, gardien voleur, cela parait paradoxale, pourtant ils existent et en quantité. Des agents qui font les deux. Policier le jour et bandit la nuit. C’est sur ce genre d’individus peu recommandables qu’est tombé notre "monument national". Quel scandale, quel choc après avoir vu les images de Laurent Poukou – Gloire immortel du football ivoirien-, le visage défiguré par des voyous déguisés en policier et censés assurer sa sécurité. Rien ne peut justifier pareille sauvagerie. Les rangs de la police nationale sont malheureusement pleins de voyous, qui y doivent leur place qu’au paiement d’un droit d’entrée que la rumeur évalue à 500 000 F CFA. Cela explique que dans ces conditions n’importe quel voyou en Côte d’ivoire qui dispose de cette somme peut se faire engager dans la police. Résultat, on trouve de tout dans notre police : Des voleurs, des escrocs, des dealers et toute sorte de bandits qui peuvent ensuite s’adonner à leurs activités favorites sous le camouflage de l’uniforme. 
Les populations sans défense, sont les victimes innocentes tous les jours que Dieu fait, de ces bandits camouflés en policiers, gendarmes et soldats. Les assassinats crapuleux de chauffeurs de taxis et de gbakas, honteusement qualifiés de bavures, doivent cesser. Le président Gbagbo doit prendre ses responsabilités et expurger des rangs de la police nationale, de la gendarmerie et de l’armée, ces voyous infiltrés, qui ont réussis le tour de force, de faire des mots policier, gendarme et militaire en côte d’ivoire, des synonymes du mot escroc, voire même du mot voleur.
Les rares arrestations de policiers voleurs, braqueurs, assassins, escrocs et dealers sont passées sous silence. La loi de l’omerta règne lorsqu’il s’agit de ces malfrats puissance 10. Un voyou reste un voyou, qu’il soit en uniforme de policier, de gendarme ou de soldat. Cela ressort clairement dans la façon dont il exécute ses tâches quotidiennes. Des officiers de polices, des gendarmes et des soldats, trafiquants de drogues, voleurs, braqueurs, violeurs pullulent dans nos rues. Policiers, gendarmes, soldats le jour. Ils deviennent de féroces bandits une fois la nuit tombée. Il faut seulement prier Dieu de ne pas tomber sur eux, comme en a eu le malheur, notre “monument national“ Laurent Pokou, qui aurait pu passer de vie à trépas entre les mains de ces malfrats camouflés en policiers. Ce qui est en cause dans notre pays est le mode de recrutement et les méthodes de formation des agents. Le racket étant la première des choses qu’on leur apprend avant leur entrée en fonction.
J’ai moi-même personnellement eu une altercation avec un agent, qui lors d’un contrôle de routine, me demandait les
pièces de mon véhicule. Ce dernier portait sa kalachnikov en bandoulière, le canon pointé devant lui et dans ma direction. Je lui fis remarquer le danger que cela représentait pour les passants et les automobilistes dont il contrôlait les pièces. Il me répondit ceci sur un ton insolent : « ce n’est pas vous qui allez m’apprendre mon travail ». Je lui répondis qu’il n’était pas nécessaire d’être policier pour savoir qu’une kalachnikov est une arme dangereuse. Et qu’un accident pouvait arriver à n’importe qui. Je lui aie donc demandé poliment, mais fermement de pointer le canon de son arme vers le sol, comme le font tous les officiers consciencieux du monde entier, s’il voulait contrôler mes pièces. Il s’exécuta, puis pris son temps pour débusquer la moindre anomalie sur mon véhicule et les papiers. Il ne trouva rien et me rendit mes pièces sur un air contrarié.
Vu le comportement odieux et insolent de certains d’entre eux, je me demande toujours quel genre de formation reçoivent ces individus ? Ce sont malheureusement les fruits pourris qui sont les plus visibles et occultent le merveilleux travail que font les autres. Un fonctionnaire, qu’il soit agent de police ou des impôts et même président de la république, est un employé des contribuables, donc du peuple. C’est la première chose qu’on devrait leurs enseigner. Ensuite leur dire clairement que leur salaire, leur arme de service et leur uniforme sont payés par la population. Dans ces conditions, ils doivent respect, protection et assistance aux citoyens. "PROTEGER ET SERVIR". Tel devrait être la devise des forces de défense et de sécurité, tel devrait être la base de leur formation. Cette devise, en vigueur aux Etats-Unis, devrait être inscrite sur tous les véhicules de police, de gendarmerie et au fronton de chaque commissariat et brigade de gendarmerie, afin de rappeler aux agents LEURS DEVOIRS et aux populations LEURS DROITS. Ensuite leur faire comprendre qu’on ne rentre pas dans la police, donc dans la fonction publique pour devenir riche. Celui qui veut s’enrichir doit s’engager dans les affaires.
Le problème de la police est beaucoup plus profond qu’on ne le croit. . L’effondrement moral de la société ivoirienne doit
être absolument stoppée, en sanctionnant avec la plus haute sévérité les comportements infâmes, de ceux qui sont censés respecter et faire respecter la loi. Comme le dis le sage chinois, "le poison pourri toujours par la tête". L’exemple doit donc venir du sommet de l’état. Quand des policiers sont envoyés pour tabasser et gazer de pauvres femmes pacifiques et sans défense, qui ne demandent que le droit élémentaire de manger à leur faim, qu’un gouvernement de kleptocrates, avec à sa tête le pire des roublards que la Côte d’ivoire ait connue, est incapable d’assurer, que voulez-vous que pensent les policiers ? Ils se disent que dans ce pays ils peuvent tabasser un citoyen, qu’il ait raison ou non puisse que c’est l’exemple que leur donne leur ministre en les envoyant tabasser des manifestants pacifiques. Gbagbo ne respecte pas les ivoiriens, il les fait tabasser quand ceux-ci réclament à manger, puis vient faire l’hypocrite en disant : « si je n’étais pas président, je serais parmi vous ». Quel filou !!!
Gbagbo est un roublard, il verse des larmes de crocodile devant des situations dont il est directement responsable à travers Tagro, son ministre Fpi, qui ne fait qu’exécuter ses ordres. Si la police est pourrie, ce n’est pas la faute à Bédié, encore moins à Soro. Le ministre de tutelle n’est ni rebelle et encore moins PDCI. Il prend les ivoiriens pour des C.. Comme il le dit si bien lui-même, sa priorité est de faire les élections, donc de se maintenir au pouvoir. Ne pouvant poursuivre deux écureuils à la fois, encore moins trois ou quatre, les ivoiriens devront donc patienter dans leurs souffrances, le temps que sa majesté Gbagbo 1er ait satisfait sa priorité avant de penser à eux.




