RHDP

Appeler les militants du PDCI, à voter pour l’un des présumés meurtriers de feu Houphouët, est d’une profonde une ignominie. Appeler à voter pour celui par qui le malheur tomba sur la Côte d’ivoire depuis le 24 décembre 1999, est un acte inqualifiable. Le président Bédié semble oublier que c’est ce ressortissant voltaïque, comme il l’avait lui-même écrit dans son livre « les chemins de ma vie », qui lui administra la plus grande humiliation de sa longue carrière politique, en commanditant le lâche coup d’état à l’origine de sa chute.

Bédié, en appelant ses militants à voter Alassane Dramane Ouattara au second tour d’élection présidentielle du 21 novembre prochain, est entrain lui-même, de nouer la corde qui va le pendre…

Les militants du PDCI doivent garder ceci en mémoire, en songeant aux vieilles danseuses d’adjanou sauvagement assassinées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara : « Lorsque la consigne est infâme, la désobéissance est un devoir.»

Vendre le pays aux hordes étrangères, pour quelques postes ministériels, est d’une bassesse diabolique. Venant de Mabri Toikeuse et d’Anaki Kobenan, cela ne nous étonne guère. Ces deux blaireaux vendraient père et mère pour moins que ça ! Mais, plus que tout, c’est la position du sphinx de Daoukro qui nous intrigue le plus. Voir s’associer à cette lâcheté, celui qui a toujours farouchement défendu la nation contre l’usurpateur étranger, est incompréhensible.

Le président Bédié doit savoir, qu’une fois son pouvoir consolidé, Alassane Dramane Ouattara lui montrera son vrai visage. Comment grand Dieu, peut-il se fier à cet aficionado de putschs, de rébellion, de fraudes électorales et d’usurpation de nationalité ?

Nous sommes toutefois rassurés, par le fait que les militants du PDCI ont toujours été très dignes, contrairement aux dirigeants du parti. Appeler à voter Alassane Dramane Ouattara aujourd’hui – le commanditaire du putsch de 1999- reviendrait à accepter feu le général Gueï comme le candidat du PDCI à l’élection présidentielle d’octobre 2000. Car l’histoire se répète : le PDCI est victime d’un putsch électoral du RDR, qui a accédé au deuxième tour de l’élection présidentielle, grâce au vote massif des étrangers qui se sont fait frauduleusement enrôler dans les zones rebelles.   

C’est le pauvre Houphouët, qui va se retourner dans sa tombe demain, en voyant son domestique voltaïque, dicter sa volonté à ses héritiers. Nanan yako, ça fait vraiment pitié !!!

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