R_sultats_de_l__lection_pr_sidentielle_du_31_octobre_2010_G

A l’analyse des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, on peut affirmer sans conteste, que le vote des militants du PDCI et du RDR est principalement ethnique. Les scores dignes du parti unique obtenus par Alassane Dramane Ouattara dans le nord de la Côte d’ivoire, en dit long sur le sectarisme de ce parti putschiste. Il n’a pu obtenir de majorités, que dans les zones sous la coupe des rebelles.

Quant au PDCI, jadis parti-état pendant trente années consécutives, on ne peut que constater que la base de sont électorat, à l’image de celui du RDR, est aussi essentiellement ethnique. Le PDCI apparait donc comme un parti pro-baoulé : Les uniques présidents – Houphouët et Bédié- de ce parti, de sa création à nos jours, proviennent tous les deux du groupe ethnique baoulé. Ils sont aussi les seuls, à avoir dirigé la Côte d’ivoire en étant président du PDCI. Cela démontre clairement, que ce parti est verrouillé par une vielle garde tribale à l’origine de sa déliquescence. Les scores majoritaires du PDCI sont concentrés, pour la plupart, dans les régions baoulés comme le montre la carte ci-dessus, exception faite du Bas Sassandra ou prospère de nombreux paysans baoulés.

Le FPI quant à lui, apparait comme un parti transrégional, vu les scores majoritaires qu’il a obtenu du sud au nord et de l’est à l’ouest. Sa grande faiblesse provient du nord, où son électorats, otages de rebelles sanguinaires ne peux s’exprimer sans craintes. Il est clair qu’à la reprise des hostilités, ils seront les premières victimes des barbares sanguinaires, qui les tiennent toujours sous la menace de leurs armes.

L’issue du deuxième tour de la présidentielle, se trouve donc entre les mains de l’électorat baoulés. Nous saurons dans deux semaines environ, si la mentalité de solidarité ethnique de nos parents baoulés, domine chez eux la raison. Car il serait immoral, illogique et incohérent pour le peuple baoulé de soutenir, en lui accordant ses suffrages, celui qui tente depuis la disparition d’Houphouët de s’emparer du pouvoir par la force, au mépris de la volonté de ce dernier, en chassant honteusement du pouvoir le PDCI, par le lâche coup d’état du 24 décembre 1999.

Pour un baoulé digne de ce nom, voter pour Alassane Ouattara –Le bourreau du PDCI- en vu d’assurer quelques postes ministériels aux barons du PDCI, serait faire preuve d’un masochiste certain et d’une indignité morale inqualifiable. Où serait alors passée dans cette condition, la légendaire fierté baoulé ?

Bouquet9