Lincoln_Memoriala

Un homme d’état prend toujours ses responsabilités quand sa patrie est l’objet de troubles et d’attaques. C’est ce que fit Abraham Lincoln, 16em président des Etats-Unis d’Amérique, en libérant le sud de son pays du gouvernement fantoche et illégal créé en février 1861, et portant le nom des « Etats confédérés d’Amérique ». Il remporta la guerre et mit fin à la division de son pays. Si  George Washington fut le père fondateur des États-Unis d’Amérique, Abraham Lincoln en revanche, fut celui qui en fit définitivement l’unité. Cette unité, payée au prix du sang, est demeuré ferme et inébranlable jusqu’à nos jours.

Le président Gbagbo, à l’image d’Abraham Lincoln doit impérativement envisager toutes les options possibles, y compris celle de la guerre, pour mettre un terme définitif à la division du pays en deux parties. L’une tenue par les rebelles, et l’autre sous l’autorité de son gouvernement.

Le rôle malsain de

la France

dans cette crise ne fait l’objet d’aucun doute. Elle manipule l’opposition et456px_Abraham_Lincoln_head_on_shoulders_photo_portrait sa branche armée de la rébellion, pour imposer ses « kapos » à la tête de la nation ivoirienne. De Cortès au maréchal Lyautey en passant par Gallieni, les colonisateurs ont toujours divisé pour régner. Ce « diviser pour régner » théorisé par le colonisateur Lyautey est la source des malheurs des peuples africains : «S'il y a des mœurs et des coutumes à respecter, il y a aussi des haines et des rivalités qu'il faut démêler et utiliser à notre profit, en opposant les unes aux autres, en nous appuyant sur les unes pour mieux vaincre les autres».  

En effet, les néo colons français s’appuient sur l’ex Haute-Volta, le nord et le centre de

la Côte

d’ivoire, pour vaincre et soumettre le sud qui leur a toujours manifesté de l’hostilité depuis la période coloniale. Ils ne cèderont jamais ! Ils ne foutront la paix à la nation ivoirienne, qu’à la seule et unique condition qu’ils en soient contraints par la force. En effet, les algériens et les indochinois ont dû l’utiliser pour obtenir d’eux le respect et la liberté. Gbagbo perd son temps et celui des ivoiriens, s’il croit cela négociable…

Dix années de négociations, pour en fin de compte aboutir à un résultat catastrophique, après la promesse faite au peuple de sortir le pays de la crise par les élections. Gbagbo doit, à l’image d’Abraham Lincoln prendre les décisions qui s’imposent, même les plus douloureuses, pour la libération totale de la nation, car résister ne suffit plus. Cela est d’autant plus impératif, que le camp des néo colons envisage de nouveau l’usage de la force pour s’emparer du pays. Après l’échec de la politique, la guerre reprendra t-elle le dessus ? Ils ont réfléchi à la possibilité d’une victoire de Gbagbo à l’élection présidentielle. Ils ont donc un plan B en poche. De futurs coups d’états bientôt donc en perspective.

Un homme d’état fait suivre ses discours d’actions concrètes. Gbagbo, lui, se contente de discours démagogiques qui ne convainquent plus personne. Les générations futures lui érigeront-elles un mémorial ? Rien n’est moins sûr, vu la couardise qui le caractérise. Il n’a ni le courage, ni la carrure d’un Abraham Lincoln, qui sauva la nation Américaine de l’éclatement en prenant les décisions les plus difficiles de son existence. Les seules et uniques actions de Gbagbo se résumant à la préservation de son miteux fauteuil, le reste, la dignité et l’honneur de la patrie important peu à ses yeux. Sa vision politique pourrait se résumer à peu près à ceci : gouverner à tout prix, même en bradant la fierté nationale et en baissant la culotte continuellement. Pour remettre le sanguinaire Blaise Compaoré à sa place, il suffirait seulement de lui renvoyer un ou deux millions de voltaïques…