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Publié le jeudi 3 mars 2011   |  Notre Voie

 

Selon tous les accords signés par les parties ivoiriennes après la guerre civile de 2002, et entérinés par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et de l’Union Africaine, il a été clairement affirmé qu’aucune élection ne devait avoir lieu dans le pays sans le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (DDR) de toutes les forces en armes et sans la réunification complète du pays.


Malgré le fait que le processus du DDR ait connu très peu de progrès, les Etats-
Unis et la France ont mobilisé d’intenses pressions gouvernementales et non-
gouvernementales pour forcer le Président Gbagbo à organiser les élections ceci
en violation des prescriptions contenues dans les accords signés.
Des observateurs indépendants, au fait du dossier ivoirien, ont tiré la sonnette
d’alarme en affirmant qu’une manigance pour «un changement de régime» était
en cours en Côte d’Ivoire.

Les élections présidentielles ont eu lieu le 31 octobre 2010. Aucun des
candidats n’ayant obtenu la majorité absolue des suffrages, un second tour,
selon les lois ivoiriennes, devait opposer le Président Gbagbo au candidat
Ouattara. Ce second tour s’est tenu le 28 novembre 2010.

Selon les Lois de la République de Côte d’Ivoire, la Commission Electorale
Indépendante (CEI) a un délai de 72h pour déclarer les résultats provisoires. Le
Conseil Constitutionnel, après avoir examiné les procès verbaux, tous les
documents électoraux y compris les requêtes des candidats, proclame les
résultats définitifs.

La CEI n’a pas été en mesure de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la Constitution. Cette forclusion lui indiquait de transmettre le dossier au Conseil Constitutionnel qui devait continuer et achever le processus.

Au lieu de transmettre les documents électoraux au Conseil Constitutionnel
comme le recommande la loi fondamentale du pays pour lui permettre d’achever
le processus, le Président de la CEI est allé, seul, au QG de Ouattara pour y
annoncer que ce dernier a gagné les élections.

Les autres membres de la CEI qui attendaient au siège de l’institution pour
terminer la réunion qui avait été ajournée la veille ont tous été surpris
d’apprendre que le Président de la CEI venait d’annoncer des résultats à une
chaîne de télévision française.