Les années et les responsables politiques français passent. La mise en coupe réglée et les relations paternalistes, quasi mafieuses, liant la France et le continent africain, demeurent.

Nicolas Sarkozy, dans une de ses déclarations emplie de démagogie, où il fit une nouvelle fois l’illustration de sa piètre connaissance de l’Afrique et de l’histoire, avait affirmé que la France n’avait pas besoin de l’Afrique.

 

Voilà en une phrase résumé le paradigme (modèle) des relations France-Afrique. Au-delà de la saillie blessante et injurieuse pour ses hôtes maliens, elle mettait en évidence le cadre flou, teinté de paternalisme et de condescendance, dans lequel s’est inscrite la politique initiée par le Général de Gaulle au lendemain de la libération.

Les effets de cette « vision », le nègre d’Afrique francophone n’a cessé depuis lors de les observer et de les subir. Le nègre de Côte d’Ivoire les observe et les subit aujourd’hui même, dans les rues d’une Abidjan dévastée et livrée à des chefs de guerre. 

 

Plaçant la question de la relation entre la France et ses ex-dépendances dans le cadre étroit et unilatéral de ses besoins supposés et évidents, le propos escamotait la véritable nature du lien vassalique et spoliateur unissant l’État français et ses ex-colonies.  

Ceci est compréhensible, car comment expliquer aux français que la devise de leur pays en Afrique n’est pas Liberté-Égalité-Fraternité mais bien Pillage-Violence-Mensonge?

Ahouansou Séyivé

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