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En Côte d’ivoire, ce sont les immigrés appelés F.r.c.i (Milices pro Ouattara) qui volent, violent, torturent et tuent les ivoiriens dans leur propre pays. Quand viendra l’heure des comptes, il est à parier qu’un vaste mouvement de plusieurs millions de maliens, de burkinabés, de guinéens, de sénégalais et de nigérians s’opérera vers leur pays respectif d’origine. L’ivoirien, loin d’être xénophobe l’est devenu aujourd’hui à cause de l’ingratitude de ces populations affamées- fuyant la misère de leur patrie- qui rendent maintenant le bien par le mal. Dieu tout-puissant lui-même, nous ordonne par sa bouche, à travers ses saintes paroles, de bouter hors de notre patrie sacrée ces adeptes de Lucifer. Les autorités gabonaise, loin d’êtres naïves mesurent parfaitement le danger qu’ils encourent s’ils, par malheur, laissaient leur patrie être submergée –comme en Côte d’ivoire- par ces barbares sanguinaires.

gabon_drapeauOn ne sait pas encore avec précision le nombre de morts que les gendarmes de la brigade de Bitam centre ont découverts le jeudi 16 juin au matin en ouvrant les portes de la petite cellule d’à peine 12m2 dans laquelle étaient entassés plus de 20 immigrants clandestins, pour la plupart burkinabé et maliens. Selon nos sources, on compterait déjà 14 morts en fin d’après-midi, mais la population locale soupçonne les gendarmes de vouloir dissimuler certains cadavres. Ce bilan pourrait d’ailleurs s’alourdir dans les prochaines heures avec les révélations des rares survivants et le sort de certains codétenus actuellement en soins d’urgence dans les structures sanitaires de la sous-région. La nouvelle de ces décès a provoqué une onde de choc sans précédent dans la ville, particulièrement chez les ressortissants ouest africains. 500 à 600 d’entre eux ont spontanément organisé une marche de protestation en direction de la brigade où leurs compatriotes ont trouvé la mort. « Nous voulons la vérité ! », scandaient-ils.

Jean-François Mvé Abessolo, un photographe gabonais, a été arrêté par les gendarmes alors qu’il filmait la manifestation. Arrivé dans l’après-midi, le ministre de l’Intérieur, Francois Ndongou, s’est aussitôt rendu à l’hôpital central de Bitam où il a été accueilli par une bronca : «Assassin ! Assassin ! ». Il faut dire que pour son malheur, on venait d’annoncer, quelques minutes auparavant, le décès d’une nouvelle victime. Appelée en renfort, l’armée s’est ostensiblement déployée dans la ville et ses environs. Selon la version officielle, les immigrants seraient morts à la suite d’une diarrhée. Une hypothèse qui a eu le don de mettre en colère un ressortissant de Bitam, joint au téléphone : « il n’y a aucune épidémie de diarrhée chez nous, la seule épidémie que nous subissons en ce moment est ce pouvoir assassin dit émergent ! »

Déjà accusés de tueries et d’exactions à l’encontre des populations immigrées installées sur le site de Minkébé, dans l’Ogooué Ivindo, les militaires gabonais voient leur réputation se dégrader encore un peu plus. À ce sujet, certains n’hésitent pas à rappeler les événements de triste mémoire des 3 et 4 février 1993, lorsque près de 80 immigrés ouest-africains étaient morts asphyxiés par des gaz lacrymogènes dans une cellule de la brigade de gendarmerie de Gros-Bouquet. Interrogé à l’époque par le journal Le Bûcheron, un maréchal des logis présent sur les lieux avait déclaré : « Au départ, on nourrissait ces immigrés. Cela a duré un mois. Et puis le rythme a baissé. Il a tellement baissé qu’il arrivait qu’on oublie de leur donner de l’eau. Cette rupture d’alimentation a commencé par les rendre nerveux. Ils se battaient souvent. (…) les gendarmes décident de les ranger tous dans la même cellule qui fait 5 mètres de long sur 4 mètres de large. C’est par une petite voie d’aération sur la porte que vous pouvez respirer. On a réussi à en mettre deux cents dans une seule pièce de cette dimension. Il ne faut pas rêver. Les plus faibles mouraient tout de suite » À l’époque, le gouvernement avait cru s’en sortir en parlant d’une « rixe entre détenus ».