dyn002_original_350_413_jpeg__c441e8934e10d56c548fbe74ad42443bHugo Chávez, le président vénézuélien est un véritable homme de convictions, et non un démagogue populiste. Il joint l’acte à la parole et envoie se faire voir, en enfer, les barbares sanguinaires occidentaux qui viennent d’envahir la Libye pour y voler le pétrole, après avoir fait main-basse, comme les voleurs qu’ils sont, sur les dizaines de milliards de dollars d’avoirs libyen investis par le colonel Kadhafi dans leur économie moribonde. Doté d'une capacité d'anticipation élevée, El commandanté Chavez, hyper lucide, n'attendra pas que ces pays voyous occidentaux en faillites ne fassent main-basse sur les richesses de son pays pour réagir.

VÉNÉZUELA : HUGO CHÀVEZ A REÇU SA PREMIÈRE CARGAISON D’OR RAPATRIÉE DE L’ÉTRANGER

 Le président vénézuélien Hugo Chávez a signé mardi une loi nationalisant l’exploration et l’exportation de l’or du pays et annoncé l’arrivée, dans les prochaines semaines, de la première cargaison d’or vénézuélien rapatrié de l’étranger.

 M. Chavez a paraphé la loi organique qui réserve à l’État les activités d’exploration et l’exploitation de l’or, ainsi que les activités connexes et auxiliaires, au cours d’un conseil des ministres retransmis par les médias d’État.

 Poursuivant l’objectif de renforcer l’indépendance nationale, l’indépendance économique, je signe ce décret nationalisant l’or, a déclaré le président qui agit en vertu des pouvoirs exceptionnels lui permettant depuis décembre 2010 de légiférer par décrets sans passer par le parlement.

 Au cours de la cérémonie, M. Chávez a brandi un lingot d’or provenant des coffres de la Banque centrale vénézuélienne (BCV), où 154 tonnes du métal jaune pour une valeur de 7,2 milliards de dollars sont déjà stockées.

 La semaine dernière, le président avait annoncé son intention de nationaliser le secteur aurifère vénézuélien pour, a-t-il dit, lutter contre les mafias et la contrebande qui selon lui sèment l’anarchie dans le secteur, où 60% de la production provient d’exploitations minières informelles.

 Outre la compagnie d’Etat Minerven, les activités officielles de production de l’or sont menées par l’entreprise russe Rusoro qui exploite un gisement dans le sud de la province de Bolivar (sud), et la cubaine Geominsal, en phase d’exploration. Toutes deux travaillent en association avec l’État vénézuélien.

 M. Chávez a également annoncé le rapatriement prochain de 211,35 tonnes d’or vénézuélien d’une valeur de 11 milliards de dollars, stockées à l’étranger. 80% de ces stocks se trouvent au Royaume-Uni, principalement dans les coffres de la Bank of England, rapportant une bonne rémunération.

 “Je crois que la première cargaison va arriver dans les prochaines semaines”, a déclaré mardi M. Chavez, précisant que la Banque centrale vénézuélienne (BCV) avait déjà établi un chronogramme provisoire.

 Il n’a toutefois pas précisé si la BCV avait la capacité d’accueillir un tel stock dans ses locaux.

 Le président vénézuélien a aussi annoncé la récupération prévue de quelque 6,2 milliards de dollars en liquide ou en bons échangeables conservés dans des établissements bancaires suisses, britanniques, français et américains ou leur transfert vers des institutions de pays amis comme la Chine, la Russie ou le Brésil.

Le gouvernement du Venezuela, premier exportateur de pétrole d’Amérique du Sud, détient le contrôle des secteurs énergétiques stratégiques du pays depuis 2007. En 2010, il s’est arrogé 500.000 hectares de zones aurifères.

 Le pays abrite les 15e réserves d’or au monde (363,70 tonnes).

Par ailleurs, Le gouvernement du président Hugo Chavez admire « la volonté de lutter » du leader libyen Mouammar Kadhafi, dont le QG à Tripoli a été pris par les rebelles, a assuré hier soir le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro. « Le colonel Kadhafi a déclaré à plusieurs reprises qu’il était dans son pays, qu’il se battrait dans son pays et qu’il resterait dans son pays. Ce que nous pouvons dire, c’est que nous admirons la volonté de lutte du leader libyen et que nous rejetons l’agression menée contre le peuple libyen », a affirmé Nicolas Maduro au cours d’une conférence de presse.

 Le ministre n’a pas voulu indiquer si son pays était prêt à accorder l’asile politique à Kadhafi si celui-ci en faisait la demande. Mardi, le président Chavez avait renouvelé son soutien au leader libyen, assurant qu’il reconnaissait son régime comme le seul légitime. « Nous ne reconnaissons qu’un seul gouvernement, celui de Mouammar Kadhafi. Nous renouvelons notre solidarité avec le peuple frère libyen, agressé et bombardé », avait déclaré M. Chavez en marge d’un Conseil des ministres retransmis par les médias d’État.

 

Source : Médialibre