diagou_1_Le 24 octobre 2000, après l’annonce de la victoire à l’élection présidentielle du général Robert Gueï, au environ de 15h,  Jean-Baptiste Gaumont-Diagou prit la tête d’une marche de protestation qui se dirigea à la RTI en empruntant le Boulevard François Mitterrand. Puis le Boulevard Latrille au niveau du carrefour de la mort. C’est alors qu’à peine la tête de la marche arrivée à la RTI, qu’un véhicule de marque Nissan Maxima noire en provenance du camp militaire d’Akouédo fit irruption au carrefour de la mort, avec à son bord des soldats armés de kalachnikov. Dès qu’ils mirent pieds à terre, ils commencèrent aussitôt à battre sauvagement ceux qui s’y trouvaient. Et se mirent à tirer à balles réelles sur les manifestants qui formaient la queue de la marche, tuant des dizaines d’innocents.Ce jour là, Jean-Baptiste Gaumont-Diagou fut sauvagement battu par les soldats dirigés par BokaYapi en personne. Ils le jetèrent ensuite dans le coffre d’un de leurs véhicules, et l’emmenèrent vers une destination inconnue. Il garda pendant longtemps les séquelles de ce passage à tabac, marchant à l’aide d’une canne. C’est un vrai patriote qui vient de s’en aller, victime de la « putain dangereuse »…