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Juger et condamnerCharles Taylor, et laisser le sanguinaire Blaise Compaoré en liberté,reviendrait à faire porter la responsabilité de tous les crimes nazis à Himmler, en épargnant le führer du Reich lui-même. Il est bien connu de tous, que le sanguinaire Blaise Compaoré fut le parrain politique de Charles Taylor. Sans compter que de nombreux rapports d’organisations internationales, dont l’Onu, font état de l’implication directe du burkinabé dans les massacres en Sierra-Leone. Des livraisons d’armes, via le Libéria, aux rebelles du RUF de Foday Sankoh par des aéronefs du gouvernement burkinabé ont ainsi été observées pendant la guerre civile sierra-Léonaise.Cette justice internationale, qui n’a de compétence qu’en Afrique et contre les dirigeants africains seulement, est un vrai cirque.Une véritable comédie clownesque… !Il n’y a que les naïfs qui s’autorisent à lui accorder quelques crédits. Cette « justice internationale » ne sera crédible à nos yeux, que lorsque des criminels de guerre -selon les conventions de Genève1- comme George W. Bush, Barack H. Obama, David Cameron, Tony Blair, Jacques Chirac et SarkoziNagi-bocsa seront eux aussi jugés et condamnés. Tout porte à croire -quand on observe les bombardements des populations civiles en Libye et en côte d’Ivoire- que les conventions de Genève, dans l’esprit des terroristes occidentaux, ne concerneraient que le canton de Genève.

 

L'ex-président libérien Charles Taylor jugé coupable de crimes en Sierra Leone

L'ancien président libérien Charles Taylor, 64 ans, reconnu coupable jeudi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002, est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis Nuremberg.

"La chambre vous reconnaît coupable d'avoir aidé et encouragé la commission des crimes suivants", a déclaré le juge Richard Lussick en énumérant les onze chefs d'accusation reprochés à Charles Taylor, lors d'une audience à Leidschendam, près de La Haye, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).

Des cris de joie ont accueilli jeudi à Freetown, la capitale de Sierra Leone, le jugement retransmis en direct au siège du TSSL. "Je suis si heureux! Justice a été rendue!", se félicitait AlhadjiJusuJarka, ancien président de l'association des amputés.

"Nous, victimes, espérons que Taylor prendra au moins 100 ans de prison", a-t-il déclaré à l'AFP. La peine de Charles Taylor, coupable notamment de meurtres, viols et traitements inhumains, sera prononcée le 30 mai, il la purgera dans un prison britannique.

Ce jugement est le premier rendu par la justice pénale internationale contre un ancien chef d'Etat depuis celui prononcé en 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg contre Karl Dönitz, commandant en chef de la marine allemande. Celui-ci, qui avait succédé à Adolf Hitler à la fin de la Seconde guerre mondiale, avait été condamné à dix ans de prison pour crimes de guerre.

Les ONG et l'accusation ont salué le jugement. Il "apporte une certaine justice à toutes les victimes qui par milliers ont payé un prix terrible pour les crimes de Taylor", a déclaré la procureure Brenda Hollis lors d'une conférence de presse après le jugement.

"Il ne fait aucun doute que le verdict d'aujourd'hui envoie un message important aux hauts responsables étatiques: qui que vous soyez et quelles que soient vos fonctions, vous serez traduits en justice pour les crimes" commis, a déclaré de son côté le chef du bureau d'Amnesty en Sierra Leone, Brima Abdulai Sheriff.

"Un puissant message"

Pour Elise Keppler, responsable pour HRW des questions de justice internationale, "la condamnation de M. Taylor envoie un puissant message selon lequel même ceux qui occupent les postes les plus élevés peuvent être tenus de rendre des compte pour les crimes graves" qu'ils auront commis.

Charles Taylor a été reconnu coupable d'avoir "aidé et encouragé" une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d'exploiter ses diamants, lors d'une guerre civile ayant fait 120.000 morts entre 1991 et 2001.

Les troupes de M. Taylor avaient combattu aux côtés des rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), auquel l'ex-président fournissait armes et munitions en échange de diamants.

"La chambre a estimé que le rôle de l'accusé avait été crucial pour approvisionner en armes le RUF et qu'il a été payé en retour en diamants", a déclaré le juge Lussick.

L'ancien président, vêtu d'un élégant costume bleu foncé, d'une chemise blanche et d'une cravate rouge, a pris de nombreuses notes sur un carnet durant la lecture du jugement qui a duré plus de deux heures. Il avait plaidé non coupable.

Les juges ont estimé qu'il avait eu "une influence significative sur le commandement du RUF". "Cependant, cette influence significative ne signifie pas qu'il avait le commandement ou le contrôle effectif", ont-ils souligné.

A Monrovia, la capitale du Liberia, dans un bar où étaient rassemblés une quarantaine de partisans de Taylor, le verdict a été accueilli dans un lourd silence.

"Vous ne pouvez pas punir quelqu'un pour un crime sur lequel il n'avait pas de contrôle direct", a affirmé à l'AFP l'un d'eux.

Le procès, de M. Taylor, délocalisé aux Pays-Bas pour raisons de sécurité, s'était ouvert le 4 juin 2007 et achevé le 11 mars 2011.

Le TSSL a déjà condamné à Freetown huit accusés pour des crimes commis en Sierra Leone à des peines allant de 15 à 52 ans de prison.

Source : lepoint.fr

 

1-Conventions de Genève : « Le bombardement aérien visant à terroriser la population civile, à détruire ou endommager des biens de nature non militaire ou à blesser des non-combattants est interdit (Art. 22). Le bombardement de cités, villes, villages, habitations et bâtiments hors des environs immédiats des opérations militaires terrestres est interdit. Dans les cas où les objectifs spécifiés au paragraphe 2 sont situés de sorte à ce qu'ils ne puissent pas être bombardés sans un bombardement indiscriminé de la population civile, l'avion doit s'abstenir de bombarder (Art. 24-3). »