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Le pardon, la réconciliation et toutes ces niaiseries destinées à endormir les victimes de la « putain dangereuse » et de son mossi sanguinaire, ne convaincront que les naïfs.Il ne peut avoir de pardon et de réconciliation sans justice, comme nous l’enseigne l’histoire. L’épuration, en France, couta la vie à plus de 11 000 personnes, exécutées pour fait de collaboration avec les nazis, sans compter les 30 000 fonctionnaires et agents du privé aussi sanctionnés. Le cas Mme Polge, châtiée jusque que dans la mort, l’illustre parfaitement…Il faudra tôt ou tard procéder à une épuration en Eburnie, pour mettre la nation à l’abri d’agissements nuisibles de ses fils et filles indignes. Henri Konan Bédié, le nain de Daoukro et ses complices du PDCI non plus, n’y réchapperont assurément pas.

[…] exemplaire est à ce titre, l’affaire de Mme Polge, épouse d’un footballeur bien connue de Nîmes. Devenue la maitresse d’un commandant Allemand de la place, qui arbore le patronyme authentiquement français de Saint-Paul et qui se réjouit de ce retour inattendu aux sources cévenoles de sa famille protestante, elle s’est servie de son influence d’alcôve pour monnayer de multiples services contre du ravitaillement.

Anne_Ouloto__10_xxxxSon train de vie, l’un des plus fastueux de la ville, a déjà scellé son sort lorsqu’elle comparait, le 22 septembre 1944, devant la cour martiale de Nîmes. Attiré par la personnalité de l’accusée, le public est venu en masse comme à une corrida. Voici ce qu’en rapporte Le populaire du Bas-Languedoc, du Rouergue et du Roussillon, organe fraichement issu de la Résistance : « Sait-on que Mme Polge a avoué  recevoir tous les jours de Mme G., bouchère à la placette, 1 kilo de viande, recevoir régulièrement 2, 3 litre de lait par jour, recevoir du commandant boche Saint-Paul, très régulièrement, et ceci deux ou trois fois par semaine, du gibier, se chausser, se faire coiffer sans qu’il lui en coute 1 centime ? Tous cela en récompense de certains services. Et pendant ce temps-là, la classe ouvrière et ses enfants crevaient de faim… »

La peine de mort vient finalement sanctionner cette transgression patriotique dont on ne sait plus très bien ce qui, de la collaboration sexuelle avec l’ennemi ou de l’accaparement au préjudice de la collectivité, la caractérise au premier chef. Le 2 octobre est jour de carnaval funèbre dans la cité des Arènes. L’ « arrogante » Mme Polge, après avoir été tondue, est promenée dans la ville jusqu’au poteau d’exécution. Son cadavre, devant lequel défile une foule nombreuse, est couvert de crachats. Epilogue hautement symbolique : on lui fera subir les derniers outrages à l’aide d’un manche à balai.

Source : lexpress.fr