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D’où sort donc diantre ce chiffre de 3000 censé être celui du nombre des victimes, tout camp confondu, du putsch électoral et militaire d’Avril 2011 ? Ce chiffre est apparu pour la première fois sur les antennes de France 24 alias Tv Chirac. C’est en effet l’ex président français, Jacques Chirac, qui la créa par décret dans le but évidemment de servir d’outil de propagande et d’intoxication aux dirigeants français. Ce chiffre de 3000 morts a été évoqué pour la première fois sur les antennes de France 24 par les organisations des droits de l’homme, dont Amnesty international, comme étant uniquement celui des victimes du génocide de Duékoué. Puis, étrangement, ce chiffre a été présenté comme étant celui de l’ensemble des victimes du putsch électoral et militaire du 11 Avril 2011. Par quel tour de magie cela fut-il possible ? Plus étrange encore, c’est de voir l’ensemble des journalistes le reprendre comme s’il s’agissait de parole d’évangile, simplement parce qu’évoqué par cette organisation criminel qu’est l’Onu, qui délivre des permis de tuer appelés « résolutions », en violation des droits humains les plus élémentaires à ses membres les plus puissants.

Votre serviteur, que personne ici-bas ne peut peut taxer de défenseur farouche de Gbagbo, a vu de ses propres yeux des centaines de cadavres, ou les ossements de ce qu’il en restait, rien que dans la ville d’Abidjan. Il  est tout à fait évident qu’il eut plus de 3000 morts rien que dans la capitale économique ivoirienne. Alors parler de 3000 morts pour l’ensemble du territoire national nous apparait parfaitement ridicule. Surtout lorsque l’on sait que les massacres -contrairement à la première attaque du 19 septembre 2002 qui laissa à elle seule plus de 300 cadavres dans les rues d’Abidjan- s’étendirent cette fois ci sur toute l’étendue du territoire national, on ne peut que raisonnablement douter de ce chiffre qui sort manifestement des officines du terrorisme français, dans une ultime tentative pour amoindrir leur forfait.

La réalité est beaucoup plus horrible, car ce sont plus d’une dizaine de milliers d’ivoiriens, dont plus de 4000 morts pour le seul génocide de Duékoué qui ont été massacrés par les rebelles sanguinaires du burkinabé génocidaire Alassane Dramane Ouattara, auxiliaire du terrorisme français en Afrique de l’ouest. Sans compter les milliers d’ivoiriens dans les villages et campements – que personne ne juge utile de comptabiliser- qui ont succombé sous les balles et les machettes des rebelles appelés aujourd’hui Frci, ex Fafn et ex Mpci sur toute l’étendue du territoire avant, et après la capture de Gbagbo par l’armée française.

Le plus navrant, c’est de voir des journalistes et des dirigeants politiques reprendre naïvement ces chiffres en ne se posant aucune question quant à leurs crédibilités. Il est aussi tout à fait ridicule de parler de victimes de la crise postélectorale alors qu’il s’agit manifestement de victimes d’un putsch électoral et armé. En réalité, il n’y a jamais eu de crise postélectorale, mais plutôt un putsch électoral armé rondement ficelé par la France et ses auxiliaires de la CEDEAO contre le naïf président Gbagbo qui est allé à l’élection présidentielle comme un mouton à l’abattoir, entrainant le digne peuple ivoirien dans un abîme et une misère inconcevable.

Dans le cas de la Libye, les terroristes occidentaux de l’Otan parlaient d’intervention humanitaire. Cela a en tous les cas été une drôle d’intervention qui consista à bombarder et à détruire le pays des populations qu’ils prétendaient protéger. Les mots ont leur importance dans la manipulation de l’opinion et de l’histoire. Les terroristes occidentaux en usent à merveille pour travestir la vérité sur les horribles crimes qu’ils commettent à travers la planète.