Déstabilisation du pouvoir de Laurent Gbagbo ? Un socialiste français accuse Dominique Ouattara

«Je ne connaissais pas Gbagbo avant 2001. En 2001, j’étais président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Je l’ai invité pour une audition publique devant mes collègues (…) et il a fait une prestation excellente. Ensuite, A deux reprises, au moment de la préparation de l’élection présidentielle, je suis allé à Abidjan pour le voir longuement. Il m’a fait état des trucages, des fraudes qui se préparaient dans le Nord. Il m’a donné deux énormes dossiers que j’ai ramenés à Paris où on voyait que dans l’établissement des listes électorales, il y avait des fraudes monumentales. J’ai transmis ces dossiers à la fois au Parti socialiste et à des avocats, je ne sais pas très bien ce que c’est devenu.

Dans mes conversations à Abidjan, j’avais aussi dit à Laurent Gbagbo, «cher président, il faut faire des élections», il avait dit «oui». Je lui avais dit «le plus vite possible». Il m’avait dit «oui, mais il y a deux obstacles : les fraudes sont massives dans l’organisation du scrutin au nord ; et deuxièmement, beaucoup de gens, en particulier dans le nord, sont armés, les milices de M. Soro.» Finalement, il a fait les élections, mais ces problèmes n’étaient pas résolus.

Source : cameroonvoice.com