15/05/03

INCONSCIENCE

La crise en Côte d’ivoire est à la fois triste et malheureuse à cause des atrocités, et en même prête à sourire face à la naïveté et la légèreté avec laquelle sont prise certaines décisions d’importance capitales. Si nous avions dit que la guerre est un instrument politique de contrainte avec certes l’usage de la force. Les sanctions économique le sont tout aussi bien. Le Burkina-Faso, l’un des membres de l’association de malfaiteurs qui à endeuillé la Côte d’ivoire n’avait pas prévu les effets catastrophiques pour son économie qu’engendreraient ses actes. Aujourd’hui ce pays qui à toujours vécu sous perfusions Ivoirienne se rend compte de l’importance vitales pour lui de ce pays.

Les burkinabés plus que tous les autres membres de l’associations de malfaiteurs qui nous ont agressés ressentent durement les effet négatifs de la crise qu’ils ont participés à créer. S’ils ont osé nous faire du chantage par les armes, nous devons réagir au stricte minimum par des sanctions économiques et leurs faire parfaitement comprendre que la vie serait beaucoup plus dure pour eux sans la Côte d’ivoire. Ce pays en effet étouffe économiquement parlant depuis le 19 septembre. Nous ne comprenons pas l’empressement avec laquelle les autorités s’attèlent à renouer les voies commerciales avec ce pays alors que la zones qu’il à envahit n’est pas encore libérée.

Prendre un telle risque quand on connaît la fourberie de nos ennemies, est un acte d’une extrême légèreté. Ce pays étouffe à cause de la situation actuelle, et il serait temps que nous posions nous aussi nos conditions avant la reprise de tout trafique commercial avec nos agresseurs. Le minimum que nous devons exiger d’eux avant de leur donner les bouffées d’oxygènes qu’ils réclament par l’ouverture des voies commerciales et leur remettre ainsi leurs perfusions,est qu’ils ôtent le poignard qu’ils nous ont enfoncé dans le dos par traîtrise, en désarmant les hordes barbares qu’ils maintiennent dans le nord de notre pays. Alors seulement à cette condition nous auront aussi une preuve de leur bonne foi.

Quand à monsieur Thiam, patron de la Sitarail qui lui est plus préoccupé par l’entreprise qu’il dirige que par le sort des milliers d’ivoiriens massacrés par les barbares, il semble oublier qu’il y a dans ce pays plus d’un million de déplacés de guerre qui ont aujourd’hui tous perdu et qui vivent malgré la solidarité nationale dans des conditions de vies précaires. Nous ne devons permettre de nouveaux massacres en prenant des risque avec le chemin de fer qui pourrait être utilisé par les rebelles pour envahir Abidjan à la moindre occasion. Monsieur Thiam dans la défense de son entreprise affirmait que les conditions de sécurités étaient remplies par le fait que selon ses explications les wagons de trains avaient leurs portes soudées pendant tout le trajet et que rien ni personnes ne pouvaient y accéder. Je tiens à rappeler à monsieur Thiam que les postes à soudure existent aussi au nord et que n’importe qui peut ouvrir les wagons et les ressouder par la suite.

Le scénario catastrophe serait un train rempli de centaines de rebelles armés jusqu’aux dents qui entrerait à Abidjan en pleine nuit avec la levée du couvre feu et la baisse de la vigilance des troupe aux différents points de contrôles. Un train peut en effet acheminer discrètement en quelques heures des centaines de rebelles et leurs armements sans éveiller le moindre soupçon.