21 décembre 2007
Il faut sauver l’opposant Gbagbo
François Duvalier, Jean-Bertrand Aristide, Alberto Fujimori et Laurent Gbagbo. Quel est le point commun entre ces quatre personnages ? A première vue, ils n’en ont aucun. Mais si l’on cherche bien, l’on se rend compte qu’ils partagent beaucoup de choses. D’abord, l’art de séduire le peuple par de belles promesses pour se faire porter au pouvoir. Ensuite, les trois premiers ont mal tournés. Le quatrième filant en ce moment un mauvais coton.
Le premier, Duvalier, s’est carrément transformé en tyran avec ses ‘’tonton macoutes’’ après s’être fait passer pour le sauveur du peuple. Le second, prête politicien, s’était présenté comme le candidat des pauvres, qu’il n’hésita pas ensuite à voler, en détournant à son profit les aides et les dons de la communauté internationale. Le troisième, Fujimori, présenté comme le candidat des déshérités qui le portèrent au pouvoir, qu’il s’empressa ensuite de confisquer, dans une dérive autoritaire sans nom. Enfin, le quatrième et le dernier, se présenta, lui, comme le redresseur de torts et défenseur du peuple, lui demandant le pouvoir afin de le lui rendre. Promesse qu’il n’a jusque la pas encore tenue, préférant le garder pour lui et ses amis kleptomanes pour s’adonner à la luxure, pendant que le peuple endure mille et une souffrances. Depuis son élection, il s’est toujours refugié derrière celui-ci et l’argument de la guerre, oubliant son serment de lutter comme l’impunité et la kleptocratie. Plus grave, c’est son propre camp qui s’adonne aujourd’hui aux pratiques vomies par le peuple, et pour l’éradications desquelles, il fut porté au pouvoir au prix de mille sacrifices.
Il faut absolument sauver ‘’l’opposant Gbagbo’’ avant qu’il ne soit définitivement ‘’tué’’ par le président Gbagbo. Le peuple ivoirien se sent aujourd’hui trahi, et ne reconnais plus son champion des élections de 2000. A quoi auront servi tous ses sacrifices, si c’est pour voir reproduire les comportements malsains de l’ex parti au pouvoir ? La sagesse populaire nous enseignant qu’un homme averti en valant deux, nous souhaitons le plus rapidement possible, un retour aux sources salutaire du président, qui nous l’espérons n’aura pas totalement ‘’tué’’ en lui l’opposant.
Comme le disait si bien l’opposant Gbagbo : « On peut quitter la prison pour la présidence, et la présidence pour la prison », Il a seulement oublié d’ajouter, qu’un aller-retour vers la prison, était aussi possible. Rien n’étant encore perdu pour lui, puisse Dieu, dans son infini bonté, ramener à la raison ‘’l’ex-soldat du peuple’’, dont le châtiment risque d’être à coup sûr à la hauteur de la trahison.
18 décembre 2007
Gbagbo, le peuple, et la responsabilité
Le 24 Octobre 2000, lorsque que la dictature militaire, alliée aux néo-colons, tenta de confisquer le pouvoir, après avoir trafiqué les résultats des élections présidentiels dont Laurent Gbagbo sortait vainqueur, le peuple ivoirien pris ses responsabilités. Il descendit massivement dans les rues, bravant le feu nourri des kalachnikovs des criminels aux ordres de Gueï, pour faire respecter son choix. Il avait décidé que la transition, ou plutôt la dictature militaire, et son corollaire d’exécutions sommaires et d’exactions, devait prendre fin. Nous étions dans les rues de Cocody ce jour là. Nous vîmes des manifestants de tous les partis politiques crier leur ras-bol des militaires. Des militants fanatiques du PDCI, des Bediéistes convaincus, des fous de Gbagbo, bravèrent ensemble les balles des kalachnikovs payées avec l’argent de leurs impôts, et retournées contre eux par ces esprits malsains. Comme partout en Afrique, les militaires ne savent briller que devant des populations sans défense. Mais ce jour là, le peuple ivoirien qui fut toujours qualifié de “moutonnier“ dans la sous-région, pris ses responsabilités pour se faire respecter par cette bande de soudards analphabètes, qui tentait de s’imposer à lui, avec la force des armes qu’il lui avait confié pour sa sécurité.
En 2002, lorsque cette même association de malfaiteurs, dirigés par les néo-colons récidiva, elle trouva de nouveau le peuple ivoirien, fièrement dressé pour faire respecter son choix porté sur Gbagbo. Novembre 2004 ne fut pas différent, le peuple fit encore barrage de son corps pour protéger Gbagbo qui à toujours pu bénéficier de son soutient face à ceux qui tentaient de le déboulonner. Le peuple ivoirien, mature, et très en avance politiquement sur la classe politique corrompue, n’à point failli devant ses responsabilités depuis 2000. A chaque fois que Gbagbo fit appelle à lui dans l’adversité, il répondit présent. C’est cela même le sens de la responsabilité, assumer ses choix et les défendre. On peut donc affirmer que le peuple ivoirien est un peuple responsable et mature, même s’il compte en son sein, comme dans tous les pays du monde, des fruits pourris. Il a toujours été responsable vis-à-vis de Gbagbo, l’inverse étant à vérifier.
Ce n’est pas Blé Goudé qui sauva Gbagbo, même si, il y a grandement contribué, c’est le peuple. C’est encore le peuple qui, avec ‘’le syndrome Gueï’’, à empêché l’armée jusqu'à aujourd’hui, de prendre le pouvoir pendant ces moments troubles. Car s’il refuse de sortir protéger Gbagbo, comme il refusa de sortir à l’appelle de Bédié en 1999, les forces obscures auront raison de lui. Déboulonner Gbagbo, et même l’assassiner, a toujours été une petite équation pour les néo-colons et leurs sbires. Ils peuvent le faire dans les minutes ou ils l’auront décidé. S’ils n’en ont rien fait depuis 2000, c’est uniquement par peur de la réaction populaire. Ils craignent de déclencher une situation qu’ils ne pourront gérer, et qui produiras le contraire des effets escomptés ; la destruction totale et irréversible des biens français en Côte d’ivoire. Ils savent très bien qu’il faut se méfier d’un peuple qui ne craint pas les balles de kalachnikov, d’où leur difficulté à réaliser la quadrature du cercle. Comment chasser Gbagbo sans énerver le peuple ?
La responsabilité engageant relativement des droits et devoirs, l’on se demande si Gbagbo à lui aussi été responsable vis-à-vis du peuple ivoirien ? Oui, en se battant pour rester là où le peuple l’à mis. En abandonnant pas le pays, en ne fuyant pas comme certains, aux premiers coups de canons. Non, quand on jette un coup d’œil sur la gestion scandaleuse de la filière café-cacao. Non, quand on pense à l’empoisonnement de la population abidjanaise par des déchets toxiques et hautement cancérigènes. La facilité avec laquelle de sinistres individus on pu déposer ces déchets toxiques en pleine ville, est le signe d’une grande irresponsabilité. Non, quand ce président défendu au prix du sacrifice ultime de vies humaines, trempe dans des scandales qui concernent le bas de la ceinture. Encore non, quand le peuple acculé à tous les sacrifices, voit dans le même temps, l’enrichissement illicite et exponentiel de ceux qu’il a porté au pouvoir, et défendu contre vents et marées. Déception profonde de celui-ci, quand les comportements condamnés hier par l’opposant Gbagbo, sont aujourd’hui reproduit par son entourage immédiat.
Un ami, feu Paulin, gbagboïste convaincu, qui brava à de multiple reprises les balles des néo-colons et de leurs sbires, et qui nous à récemment quitté, « paix à son âme », parlant un jour de Gbagbo, et de l’enrichissement illicite et exponentiel des pontes du FPI, dit ceci : « Il fait le malin, c’est parce qu’on est derrière lui, quand on va le laisser seul ,comme Bédié, avec les militaires français et leurs rebelles, on va voir si ses amis qui nous volent, vont le défendre ». Qu’un homme, supporter fanatique de Gbagbo – Surtout de ses idées- qui à plusieurs reprise risqua sa vie pour le défendre, en vienne à tenir ce genre de propos, en dit long sur la profonde déception qui gagne le peuple face à la déviation du FPI, qui croit l’ivoirien amnésique. Les ivoiriens tombés sous les balles des forces obscures n’ont pas sacrifiés leur vie pour voir reproduire les comportements malsains du PDCI.
Nous souhaitons, comme tous les ivoiriens, que Gbagbo prenne ses responsabilités vis-à-vis du peuple, comme celui-ci le fait depuis 2000. Quand des commerçants et des industriels peu scrupuleux, profitant de la hausse des prix des matières premières sur le marché international, affament les ivoiriens, on aimerait voir Gbagbo réagir et défendre ses employeurs. Si les ivoiriens l’ont mit là où il est, c’est d’abords pour y défendre leurs intérêts. Gbagbo donne l’impression depuis 2002, que n’importe qui peut faire n’importe quoi en côte d’ivoire, tant qu’il ne touche pas au fauteuil présidentiel. Il ne réagit que lorsqu’on veut le chasser du pouvoir, les problèmes quotidiens de ses employeurs et protecteurs que sont les ivoiriens, ne semblant guère l’intéresser. Il serait temps président, que tu songe sérieusement aux problèmes quotidien de tes employeurs, car ceux-ci serait en droit de te remercier si tu ne remplis pas ta part du contrat. L’argument de la guerre ne tient pas dans les hausses sauvages des produits de premières nécessités dans notre pays, sans commune mesure avec les hausses du marché international. Il ne saurait justifier encore moins les comportements déviants et kleptomanes du FPI .100 milliards de francs pour un projet mégalomane et non productif ; la construction d’un sénat et d’une assemblée, pour abriter une classe politique corrompue, est un gâchis inestimable. Un vaste plan de créations d’emplois pour la jeunesse aurait été souhaitable et bienvenue
Le FPI est entré dans une phase de ‘’monarchisation’’ du pouvoir. Très peu aujourd’hui sont capable de dire ce qu’ils pensent à Gbagbo. Parce que tous préoccupés à s’en mettre plein les poches, en oubliant qu’il s’agit de l’argent de ceux qui les ont mis là où ils sont. Et nous n’oublions pas que, si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. La différence entre le Gbagbo opposant, et le Gbagbo d’aujourd’hui, qui va jusqu'à dire en parlant des ivoiriens ‘’mon peuple’’, comme si la côte d’ivoire était son royaume, est inquiétante.
On peut comprendre que le président n’ait aucun contrôle sur le comportement de ses adversaires politiques. Mais laisser ’’ le FPI donneur de leçons d’hier’’ dévier est inadmissible. Tout porte à croire que le seul homme intègre que compte aujourd’hui ce parti, reste le Pr Mamadou Koulibaly. Gbagbo ne devrait pas se fier aux apparences. Bédié, quelques semaines avant sa chute, était encore accueillit par les vivats de foules en liesses qui l’ont grisés. Le président Gbagbo, à moins à craindre des néo-colons et de leurs rebelles, que du peuple ivoirien, lent à la réaction, mais dont les décisions sont sans appels. Rien n’est encore perdu, Gbagbo peut encore démontrer aux ivoiriens qu’ils n’ont pas donné leurs vies en vain pour lui, et qu’il ne trahira pas le serment qu’il leur fit dans l’opposition, et pendant la campagne électorale de 2000, en mettant fin à l’impunité et à la kleptomanie dans son propre camp.
14 décembre 2007
Kadhafi et l’hypocrisie française
Les présidents français ont toujours reçu à l’Élysée les pires dictateurs que compte notre planète. Alors pourquoi tant de bruit lorsqu’il s’agit du dirigeant libyen ? Cela nous amène à croire qu’il existe pour les occidentaux deux sortes de dictateurs, les bons et les mauvais. Nous nous somme demandé ce qui pourrait distinguer selon leurs critères le bon du mauvais dictateur ? Après réflexions, il apparait que les bons dictateurs, dignes d’êtres reçus avec honneurs et fastes, sont ceux qui se contentent de massacrer leurs populations, et épargnent tout ce qui est occidental, en laissant bien entendu ces derniers piller leur pays. L’exemple type actuellement du mauvais dictateur est Mugabe, il a osé ‘’mâter’’ du blanc, quel sacrilège aux yeux des occidentaux. Le second, en voie de repentance, Kadhafi, avait osé lui, financer des attentats qui ont interrompus de précieuses vies blanches. Le bon dictateur, tels Deby, bongo ou Sassou, est donc selon leurs critères, celui qui massacre tout sauf du blanc.
Le dictionnaire -Microsoft Encarta 2007-, nous donne la définition suivante du mot dictateur :
dictateur [diktatœʀ] dictateur nom commun - masculin (dictateurs)
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Le dictateur étant celui qui exerce le pouvoir de façon totalitaire et oppressive. Bush l’a-t-il exercé de façon totalitaire et oppressive en Irak en faisant torturer et massacrer des milliers de civils ? En retenant en captivité à Guantanamo des centaines de personnes sans jugement, et en dehors de tout contrôle judiciaire ? En imposant la loi du plus fort sur un peuple souverain ? Chirac a t-il lui aussi exercé son pouvoir de façon totalitaire et oppressive en faisant torturer et massacrer des milliers d’ivoiriens ? En ordonnant à l’armée française d’ouvrir le feu avec des armes de guerre sur des civils pacifiques ? En tentant de renverser par la force, un président démocratiquement élu, mais récalcitrant à laisser piller son pays ?
Après avoir défini le sens du mot dictateur, infamie que les pays occidentaux reprochent à Kadhafi, l’on est en droit de se poser la question suivante : Kadhafi est il un dictateur ? Oui, il l’est, mais pas plus que Chirac qui à fait massacrer des milliers d’ivoiriens. Il ne l’est pas non plus autant que Mitterrand, qui à formé et armé les génocidaires Rwandais. Et l’est encore moins que Bush, qui à fait torturer et massacrer des milliers d’irakiens pour quelques gouttes de pétrole.
Si l’on s’en tient à la stricte définition du mot dictateur, l’on constate qu’ils se trouvent partout, et dans la plupart des pseudos démocraties occidentales .Alors, comment expliquer toute cette agitation liée à la visite du guide libyen dans le pseudo pays des droits de l’homme et de la liberté, si ce n’est par la réprobation causée par les attentats de Lockerbie et d’UTA. En effet, Kadhafi aurait commis le sacrilège suprême en attentant à la vie hautement sacrée d’occidentaux. Les tortures et les exécutions sommaires de milliers de libyens étant tenues pour bien peu de choses, quand il s’agit de contrats commerciaux. Les indignations et les réprobations occidentales sont sélectives, masquant à peine une hypocrisie et un racisme sans nom.
Il existe une sorte de convention immorale entre les pays occidentaux, pour qui la vie d’un des leurs vaut mille fois celle d’un habitant du tiers monde, et nous en voulons pour preuve le fait que les dirigeants occidentaux ne sont jamais inquiétés, encore moins poursuivis quand ils commettent des pillages et des massacres dans les pays du tiers mondes. Aucuns dirigeants occidental n’a jamais été inquiété dans sont pays pour des crimes commis à l’étranger. Ils le sont uniquement pour des affaires internes. Les peuples occidentaux ayant une forte tolérance à la dictature, aux pillages, à la torture et aux massacres tant que cela se passe loin de leurs frontières. Ils sont particulièrement tolérants avec leurs gouvernements, quand ceux ci commettent ces actes ignobles sur des habitants du tiers monde.
Les habitants du tiers monde et encore moins les africains, ne doivent donc adhérer aux discours fourbes, emplies d’hypocrisies des pseudos démocraties occidentales, sur les thèmes de la démocratie et des droits de l’homme. Que ces pseudos démocraties se mettent d’abords à poursuivre puis à juger leurs dirigeants coupables de crimes commis à l’étranger, tels George Bush et Jacques Chirac. Ces grands criminels de guerre responsables de la mort de milliers d’enfants irakiens et ivoiriens, sont dignes de comparaitre devant le TPI en compagnie de Charles Taylor et Blaise Compaoré. Mais nous ne nous faisons pas d’illusion, sachant très bien que pour les occidentaux, la vie d’un habitant du tiers monde ne vaut pas plus que celle d’un cafard.


