Karl_von_Clausewitz

Après deux tentatives de coup-d'état et une rébellion, créée, organisée et dirigée par la France et ses néo colons, et sous-traitée par le sanguinaire Blaise Compaoré. Les agresseurs de la Côte d'ivoire avaient dû se rendre à l'évidence et changer de stratégie. Ils avaient réalisé que la terreur et la barbarie n'auraient jamais raison du peuple ivoirien. Ils décidèrent alors de laisser pourrir la situation, en comptant sur l'usure du temps, l'effet corrupteur du pouvoir et la lassitude des populations, pour en finir avec Gbagbo. Ce dernier, piètre président, n'a pas réalisé l'importance capitale du soutien populaire face aux ennemis.

Gbagbo n'a pas compris Clausewitz

Dans le huitième volume de son célèbre livre De la guerre, Clausewitz dit : « On ne devrait pas commencer une guerreDe_la_Guerre sans se demander ce que l'on veut obtenir par et en elle ; le premier point concerne l'objet, le second le but. Par cette visée essentielle toutes les directions sont données ; l'importance, les moyens, la mesure de l'énergie sont précisées et cette visée étend son influence jusqu'aux plus petits éléments de l'action. Mais pour apprendre à connaitre la mesure des moyens que l'on doit mettre en oeuvre pour la guerre, écrit Clausewitz, il faut réfléchir au but de son propre pays comme à celui de l'ennemi ». En clair, on n'engage pas une guerre, sans en définir auparavant l'objet et le but.

  L'objectif de la rébellion

Après l'échec du coup-d'état, la deuxième phase du complot, la rébellion, a eue pour objectif d'amener Gbagbo à la table des négociations, en coupant le pays en deux grâce à l'armée française et sa prétendue force d'interposition, qui n'est en réalité qu'une force d'occupation et de soutien aux rebelles. Ensuite, tous les pseudo accords de paix signés de Marcoussis à Ouagadougou, ont tous eu un seul et unique but : Ejecter Gbagbo du pouvoir.

Changement de Stratégie

Si comme le dit Clausewitz, « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens », il est tout aussi évident que la politique est aussi la continuation de la guerre par d'autres moyens. Le fait que les armes se soient tus, ne signifie en rien la fin de la guerre, celle-ci continuant par d'autres moyens et sous d'autres formes, le but visé par les agresseurs- leur mainmise sur le pays- n'étant pas encore atteint. Gbagbo doit comprendre, que le changement de stratégie des ennemis du pays, ne veut pas dire qu'ils renoncent aux buts politiques qui les ont amenés à faire la guerre à la Côte d'ivoire

Objectifs Français et Voltaïque

Quels sont les buts politiques de la France et de son vassal, l'ex Haute-Volta ? La France veut continuer à exploiter et voler les ivoiriens comme elle le fait depuis plusieurs siècles maintenant. Quant à l'ex Haute-Volta, ce pays comptant parmi les plus pauvres de la planète et atteint d'un complexe d'infériorité, il tire profit du pillage de la moitié nord de la Côte d'ivoire et espère voir l'un de ses ressortissants la diriger, pour la dépouiller encore davantage.

Sacrifices et Humiliations

Toutes les humiliations subies et les sacrifices consentis par le peuple ivoirien, pour le retour à la paix n'ont strictement servi à rien. Les rebelles tiennent toujours en otage la moitié du pays, qu'ils continuent à piller pour le compte de l'ex Haute-Volta et de son président, Blaise Compaoré. Toutes les "comédies" et autres mascarades, organisées ici et là ne sont que pures diversions.

Coup-d'état électoral

Le président de la commission électorale indépendante, Faustin Mambé, devrait être arrêté, jugé et sévèrement condamné pour son acte de haute trahison envers son pays. Cette scandaleuse tentative de fraude massive, qu'il essaie maladroitement de faire passer pour un simple dysfonctionnement, nous ramène à la triste réalité. Les ennemis du pays, qui se servent du PDCI comme faire valoir, n'ont pas renoncé à s'en emparer. Ils appliquent leur agenda à la lettre. Le choix de Sagem et la participation des étrangers à l'opération d'identification, font partie du complot émanant de leur nouvelle stratégie. Quant à l'ex-président Bédié, il se trompe lourdement, lorsqu'il pense qu'ils le laisseront diriger tranquillement le pays, en cas de victoire électorale. Ils le feront passer de vie à trépas, pour installer leur "domestique" au palais.

Impossible conciliation

Gbagbo a cru qu'en faisant des courbettes aux ennemis du pays et en leurs distribuant l'argent du peuple, il les ramènerait à la raison. Il fait preuve d'une naïveté déconcertante. Ces gens- ont juré sa perte et n'y renonceront jamais. Leur agenda est très clair. Installer le statut quo jusqu'à son départ. Bien que prévu dans tous les accords signés, de Marcoussis à Ouagadougou, Il n'y aura aucun désarment, ni aucune réunification du pays sous sa présidence. Car ce sont en effet, les seuls moyens de pressions dont ils disposent à son égard. Le retour à la vie normale n'étant envisageable pour eux, qu'avec un de leur "valet" à la tête du pays. Le premier ministre Soro Guillaume, et en même temps chef des rebelles, prend ses ordres à Ouagadougou. La frontière entre l'ex Haute-Volta et la Côte d'ivoire s'arrête aujourd'hui quelque part vers Djébonoua, ils veulent l'amener jusqu'à Abidjan.

Irresponsabilités politiques

Demander les sacrifices les plus durs au peuple et dans le même temps s'enfoncer dans un goût prononcé pour le luxe, le lucre et la luxure, reniant ainsi ses promesses électorales, ses propres principes et son idéologie, a été l'une des plus graves erreurs de Gbagbo et du FPI. L'une des erreurs d'ailleurs qui causera leur perte, car lui et son parti, le FPI, se sont aujourd'hui totalement discrédités aux yeux du peuple. En tournant le dos à l'idéologie socialiste, il s'est volontairement coupé de celui-ci, son bouclier, son seul rempart face à ses ennemis. Il ne connait certainement pas cette célèbre phrase de Pierre Dac : "L'homme a son avenir devant lui, mais il l'aura dans le dos chaque fois qu'il fera demi-tour"

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain

Le peuple ivoirien a beau être déçu de Gbagbo et du FPI, mais jamais au grand jamais, il ne laissera les néo-colons et leur "domestique" Voltaïque, le sanguinaire Blaise Compaoré s'emparer du pays. Il est temps que les ivoiriens prennent le destin de leur pays en main. Face à l'échec, à l'abdication et à la couardise de Gbagbo qui s'est "couché" devant les rebelles et leur chef, le sanguinaire Compaoré, un changement au sommet de l'état s'impose de lui-même. Gbagbo s'il aime vraiment son pays, doit démissionner et remettre le pouvoir à l'armée, car il a atteint ses limites.

Libération Totale

Les militaires ivoiriens patriotes, ceux qui aiment vraiment leur pays, sont légions dans cette institution. Ils mettront fin à la pagaille, à l'anarchie et à l'indiscipline qui règne actuellement dans le pays, où chacun fait ce qu'il veut au détriment de l'intérêt national. Ils engageront le combat pour la libération totale de la Côte d'ivoire et la restauration de sa dignité bafouée, piétinée. Ils redonneront à l'image de Jerry John Rawlings, fierté et espoir à leurs concitoyens, en tenant un langage de vérité et de fermeté à la France et à son vassal Voltaïque, Blaise Compaoré, qui se voit déjà président de la Haute Côte. Il peut continuer à rêver et avec lui tous les ennemis du pays, car ils leurs faudra marcher sur le corps de tous les ivoiriens, pour atteindre cet objectif satanique...