Leçons d'élections

Le grand perdant de ce premier tour est sans doute Gbagbo Laurent, qui a sans doute et d’abord, eu le grand tort de compter sur sa pléthore de conseillers, amis et autres camarades de lutte, voraces et incompétents, pour « contenir » aux stades précoces de l’identification, de l’enrôlement, de la confection de la liste électorale et du contentieux du même nom, l’irrépressible et congénitale propension à la fraude d’Alassane Ouattara. Cette imprévoyance doublée d’incompétence du FPI et de ses satellites rassemblés au sein de « la majorité présidentielle » vient à nouveau d’éclater au visage du camarade Laurent qui, je l’espère, se rendra enfin compte que son entourage est décidément trop occupé à gérer ces nouvelles et immenses fortunes que l’on nous expose sans vergogne au visage… Il est à présent trop tard et il faudra compter, au deuxième tour, avec les centaines de milliers de personnes enrôlées sans droit dans les zones sous contrôle de la rébellion, ainsi qu’avec celles qui, nuitamment, l’ont été par des agents SAGEM de M. Kagnassy, militant RDR transi, recenseurs complaisants, faisant « travailler » nuitamment leurs valisette d’identification jusqu’au petit matin pour enrôler à tour de bras le « bétail électoral » qui n’osait pas se présenter en plein jour, au risque d’être écarté par les populations qui savent bien « qui est qui »… Trop de concessions pourtant inacceptables ont été faites par le Président Gbagbo, dont on se demande réellement ce qui pouvait, dans son esprit, les justifier, alors que tous savaient qu’elles conduiraient nécessairement à créer les conditions d’une fraude massive à l’identification et au vote, le tout en faveur du candidat du RDR, qui réalise des scores soviétiques dans le nord, mais s’octroie également des « parts de marché » considérables dans les régions traditionnellement acquises au PDCI et au FPI.

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