20101122_JeuneAfrique_2602Ce magazine panafricain, qui jadis, faisait la fierté des enfants d’Afrique et la terreur des dictateurs africains, a perdu son âme. Ce magazine est aujourd’hui, la vitrine publicitaire de dictateurs et de rebelles de tout poil, désireux de polir leur image.

En effet, quelques liasses de billets suffisent pour acheter la dignité de ses journalistes. Ce magazine, qui a toujours pendant des décennies, présenté Alassane Dramane Ouattara comme un ressortissant voltaïque, renie aujourd’hui la vérité et ses écrits passés, pour quelques liasses de billets, foulant ainsi au pied la déontologie du métier.

Jeune Afrique, il faut le dire, a vendu son âme au diable et perdu sa dignité en se mettant au service d’usurpateurs et de dictateurs, qu’il autrefois combattait farouchement, pour la liberté et la dignité de l’Afrique. Ce magazine qui à connu par le passé de sérieux problèmes de trésorerie, ne peut pas s’en servir pour justifier cette indignité. Cela nous ramène au discours du digne fils de l’Afrique, feu Thomas Sankara, à la tribune des nations unis : « Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.»