komlan
(....) De Gaulle, un des plus grands patriotes français ayant le plus combattu pour maintenir l'Afrique dans "la vie de la Métropole" disait que la vie internationale, sinon la vie tout court est un combat et, en conséquence, qu'il soit donné à chacun selon les oeuvres de ses armes. Autrement dit, les peuples défaits et vaincus occupent bien la place qu'ils méritent, et si par indolence et désorganisation, ils ne se redressent pas pour reconquérir leur trône volé, qu'ils s'asseyent à même le sol. Ce n'est donc pas en fuyant le champs de bataille pour s'abriter chez autrui qu'on gagne sa place. (....)

(...)  Il y a un prix à payer pour se libérer et se reconstruire. Si les Africains estiment qu'ils sont trop beaux pour s'engager sur cette voie, trop mignons pour mettre la main dans le cambouis du combat libérateur, alors il n'y a rien à faire. Si les Africains estiment que leur terre ne mérite pas qu'ils lui consacrent leur vie, leur misérable vie pour la reconquérir, la reconstruire et la sanctuariser, quoi de plus normal que nous ayons tous comme perspective le départ pendant que tout le monde entier se dirige vers l'Afrique pour y acquérir les matières premières minières, minéralières et agricoles. Disons leur simplement la bienvenue en terre africaine où ils peuvent puiser les ressources pour compléter et confirmer leur leadership dans le monde alors que nous, nous sommes vus comme le péril à leurs portes fermées à double tour. 

 

Komla Kpogli